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Nicolas Sarkozy justifie la composition de son gouvernement


Mardi 16 Novembre 2010 modifié le Mardi 16 Novembre 2010 - 23:50

Nicolas Sarkozy s'est dit implicitement favorable à la suppression du bouclier fiscal et de l'Impôt sur la fortune (ISF), en évoquant la création à leur place d'un nouvel impôt sur les revenus et plus-values du patrimoine, dans le cadre d'une réforme de la fiscalité en juin 2011.




Nicolas Sarkozy justifie la composition de son gouvernement
Il entend imiter le modèle allemand en matière fiscale. «Il n'y aura pas de hausse d'impôts», a-t-il répété.

Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait en direct mardi soir sur TF1, France 2 et Canal+, a confirmé le projet de réforme de la fiscalité en France.

Nicolas Sarkozy, qui prévoit de prendre des décisions à la fin du printemps prochain (juin 2011), a estimé qu'il serait meilleur pour l'intérêt des Français non plus de taxer le patrimoine mais les revenus du patrimoine. Il faudrait «supprimer l'impôt sur la fortune (ISF) et le bouclier fiscal» et les remplacer «par un nouvel impôt sur les plus-values issues du patrimoine», a dit le chef de l'État français.

Nicolas Sarkozy a, par ailleurs, rendu hommage aux ministres sortants et au Premier ministre reconduit François Fillon. "Nous travaillons ensemble sans aucun nuage pendant des années", s'est-il félicité à l'endroit de François Fillon. Sans aucun nuage? Le président concède tout juste quelques discussions.

"Il est le meilleur Premier ministre pour la France", a-t-il martelé, alors qu'il avait semblé hésiter avec Jean-Louis Borloo.

«Je reste convaincu qu’il faut s’ouvrir. Ce n’est pas un gouvernement partisan, c’est un gouvernement resserré.», a-t-il dit au lendemain du remaniement. «Il y avait un certain nombre de ministres qui étaient en bout de course et il fallait marquer une nouvelle étape."

Rendant hommage à son ancien ministre du Travail, Eric Woerth, fragilisé par l'affaire Bettencourt, et remercié dimanche du gouvernement. Nisolas Sarkozy a estimé que «C’étais sans doute une des décisions les plus difficiles que nous avons dû prendre avec François Fillon parce qu’elle touche à l’humanité de quelqu’un."

"J’ai confiance en Eric Woerth, qui a susicté mon admiration pour son courage et sa dignité lors de la réforme des retraites. (...) Lui-même m’a dit qu’il serait plus simple pour lui de se défendre quand il ne serait plus ministre", a-t-il ajouté.

Sur les écoutes de journalistes, le président français a déclaré: «Jamais, à aucun moment, en aucune façon, je ne me préoccupe de près ou de loin des téléphones, des lieux et des rencontres des journalistes français. (...) Je ne l’imagine pas, et de surcroît ça ne servirait à rien parce que tout se sait.»


Nicolas Sarkozy justifie la composition de son gouvernement
Nicolas Sarkozy a en outre exclu toute alliance avec le Front national malgré l'arrivée probable à sa tête en janvier prochain de Marine Le Pen. "Je respecte tout le monde, mais je ne crois pas une alliance possible avec le Front national, je n'y ai jamais cru", a déclaré le chef de l'Etat lqui était interrogé sur le fait de savoir si le remplacement probable de Jean-Marie Le Pen par sa fille Marine, à l'issue de primaires au sein du FN, ne rendrait pas le parti d'extrême droite plus fréquentable.

A l'issue de cette intervention, le président du Modem, François Bayrou, a estimé que le président Nicolas Sarkozy n'avait pas répondu aux inquiétudes des Français dans son intervention télévisée.

"Ce qui m'a le plus frappé, c'est que ce soir Nicolas Sarkozy a beaucoup parlé de lui, une forme de justification, une forme d'auto-analyse", a déclaré sur France 2 le dirigeant centriste. "Il a très peu parlé des Français, des difficultés qu'ils rencontrent, des réponses qu'il devait leur apporter", a-t-il ajouté.

"Il n'y a pas eu un mot sur l'éducation, il n'y a pas eu non plus un mot sur l'environnement, il n'y a pas eu une stratégie crédible pour remettre de la production en France." "J'ai eu l'impression qu'il n'était pas sur le même plan que les Français quand ils expriment leurs inquiétudes", a estimé François Bayrou.

Quant à la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry, elle a jugé Nicolas Sarkozy "hésitant et déboussolé", donnant "l'impression de ne pas savoir où il va".
Mardi 16 Novembre 2010 - 23:18





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