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Nicolas Sarkozy: "Le vote pour le FN n'est pas immoral"


Mercredi 9 Décembre 2015 modifié le Mercredi 9 Décembre 2015 - 16:52

Nicolas Sarkozy, président Les Républicains, a affirmé que le vote frontiste "n'est pas immoral" lors d'un discours pendant le meeting de Virginie Calmels, la candidate LR dans la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.




Nicolas Sarkozy a lancé une main tendue à l'électorat du Front national et un appel au "peuple de France tenté par la radicalité".

"Le vote pour le Front national n'est pas un vote contre la République, parce que si c'était un vote pour la République, pourquoi depuis 30 ans la République autorise-t-elle des candidats du Front national à se présenter, a questionné l'ex-chef de l'Etat. Le vote pour le Front national n'est pas immoral parce que si c'était immoral pourquoi depuis 30 ans la République autorise ce choix."
PS-FN, même combat

Une rhétorique forte qui n'a pour seul objectif que d'affirmer que "voter socialiste ou voter pour le Front national, c'est la même chose", selon Nicolas Sarkozy. Cette conclusion permet ainsi au chef des Républicains de combattre l'adversaire socialiste local et de soutenir les candidats LR empêtrés dans des duels avec un représentant du parti de Marine Le Pen.

A l'issue du premier tour, en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, la liste de la gauche menée par Alain Rousset est arrivée en tête avec 30,4% des suffrages, devant la liste de Virginie Calmels qui a obtenu 27,2%, et le Front national de Jacques Colombier avec 23,2%.

"Des gens qui n'ont jamais dirigé"

Alors pour convaincre les électeurs frontistes, Nicolas Sarkozy a assuré comprendre cette France qui "n'en peut plus de colère, d'exaspération, d'angoisse". Mais selon lui, elle ne doit pas céder à la radicalité. "Cela les a conduit à exprimer non un choix, mais une vraie colère, non à réfléchir, mais à réagir", a-t-il lancé.

Puis, attaquant le programme du FN, il a exhorté les électeurs à ne pas confier des régions "à des gens qui n'ont jamais rien dirigé, qui n'ont aucun projet, qui n'ont aucune maîtrise de soi, qui créeraient les conditions du chaos". "Les gestes d'humeur, on les regrette toujours". "C'est sérieux les régions, c'est sérieux la France".

Poursuivant sur les thèmes chers au FN, Nicolas Sarkozy a évoqué longuement et avec virulence le besoin de protection des Français après les attentats de 2015, en interpellant le gouvernent: "Comment se fait-il qu'entre le 14 janvier et le 13 novembre, rien n'ai été entrepris pour protéger les Français ?"

Mercredi 9 Décembre 2015 - 10:58





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