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Ni accord avec le FN, ni ministres FN, affirme Sarkozy


Mercredi 25 Avril 2012 modifié le Mercredi 25 Avril 2012 - 11:26

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Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi qu'il ne conclurait pas d'accord avec le Front national et ne nommerait pas de ministres FN s'il était réélu le 6 mai.

Le chef de l'Etat, qui brigue un second mandat, a aussi dit que tous les candidats de son parti, l'UMP, se maintiendraient au second tour des élections législatives de juin, même s'ils arrivaient derrière ceux du FN et du Parti socialiste.

Nicolas Sarkozy, arrivé en deuxième position au premier tour de l'élection présidentielle derrière le candidat socialiste François Hollande, a réaffirmé qu'il entendait s'adresser à "tous les électeurs", y compris à ceux qui ont voté pour la candidate du FN, Marine Le Pen, qui a recueilli 17,9% de voix.

"L'accord avec le Front national, il n'y en aura pas, de ministres du Front national, il n'y en aura pas", a-t-il dit sur France Info. "Mais je refuse de diaboliser des hommes et des femmes qui, en votant pour Marine Le Pen, ont exprimé un vote de crise, un vote de colère, un vote de souffrance, un vote de désespérance."

"Je dois en tenir compte, je dois les écouter, je dois les entendre et ne pas considérer qu'il faut se boucher le nez", a ajouté le président sortant.

Prié de dire pourquoi il n'envisageait pas, s'il était réélu, de pratiquer une ouverture à la droite de la droite comme il l'a fait en direction de la gauche au début de son mandat actuel, Nicolas Sarkozy a répondu : "Je ne l'ai jamais souhaité, je ne l'ai jamais voulu et je ne le ferai jamais parce que nous avons des points de désaccord."

L'électorat du FN constitue une des principales réserves de voix du président-candidat, que les sondages donnent battu au second tour de la présidentielle par François Hollande.

Le chef de l'Etat et plusieurs ministres ont multiplié, depuis dimanche soir, les signaux à l'adresse des électeurs qui ont voté pour Marine Le Pen.

"A partir du moment où la République autorise Marine Le Pen à être candidate, c'est que c'est un parti démocratique", a-t-il dit. "Les citoyens qui votent pour elle, on ne va pas le leur reprocher", a encore dit Nicolas Sarkozy sur France Info.

"Je suis bien obligé de considérer que 18% des Français qui se sont exprimés pour Marine Le Pen, c'est pas 18% des Français qui ont les idées de l'extrême droite", a-t-il ajouté.

Il a rappelé à l'ordre les personnalités de sa majorité qui ont fait savoir, comme l'ancienne ministre des Sports Chantal Jouanno, qu'elles appelleraient à voter socialiste là où il y aura des duels PS-FN lors des législatives.

"Mes amis seraient mieux inspirés de réfléchir à la réponse qu'ils vont poser", a-t-il déclaré. "Aux législatives, nous aurons des candidats partout, donc la question ne sera pas de choisir entre le Front national et le Parti socialiste."

"Même si nos candidats n'arrivent pas en tête, pour se maintenir il faut 12,5% des inscrits. Donc, dans toutes les circonscriptions nous aurons nos candidats, donc on votera pour nos candidats", a-t-il ajouté. "Il n'y a qu'à dire : 'je voterai pour le candidat qui est proche de mes idées, qui se maintiendra quoiqu'il arrive'. Point."

Mercredi 25 Avril 2012 - 09:50





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