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Myriam El Khomri : "Je n'ai ni la réforme ni la gauche honteuses"


Mercredi 7 Septembre 2016 modifié le Jeudi 8 Septembre 2016 - 05:18

La ministre du Travail répond aux critiques proférées par son ancien conseiller Pierre Jacquemain dans son livre "Ils ont tué la gauche".

Source AFP




Myriam El Khomri : "Je n'ai ni la réforme ni la gauche honteuses"
Myriam El Khomri affirme n'avoir "jamais renié" ses convictions, dans une interview publiée mercredi 7 septembre à Gala. La ministre du Travail répond ainsi à l'un de ses anciens conseillers qui vient de publier Ils ont tué la gauche, un récit au vitriol sur la naissance de la loi travail.

Dans son livre, Pierre Jacquemain, qui avait bruyamment démissionné du cabinet de la ministre en février, accuse Myriam El Khomri d'avoir "renié ses propres convictions". "Myriam El Khomri a abandonné la politique. Les idées. La pensée. Et la gauche avec. Elle est devenue la super-cheffe de l'administration du travail", écrit-il. Aujourd'hui, l'intéressée lui répond : "Je n'ai ni la réforme ni la gauche honteuses et je n'ai jamais renié mes convictions. Je reconnais des erreurs au lancement de cette loi, qui n'a ensuite eu de cesse d'être améliorée." Une mise au point qui s'accompagne d'un petit tacle plein d'ironie : "Je suis très attachée aux valeurs de loyauté et d'honnêteté intellectuelle, ce dont il semble manquer. Je salue cependant son sens du business ! La rentrée littéraire est prolifique en livres politiques : si tout cela crée de l'emploi dans le secteur de l'édition, la ministre du Travail que je suis sera comblée !"

La ministre a eu "peur" pour ses enfants


Sur la loi travail, elle se dit "fière des droits nouveaux qu'elle instaure, en particulier un droit universel à la formation pour tous nos concitoyens". Interrogée sur le fait que son nom ait été vilipendé lors de la contestation contre la loi, elle répond : "Ce serait mentir de dire que cela m'a laissée insensible", mais si elle s'était "préparée aux attaques d'ordre politique", elle raconte en revanche avoir eu "peur" pour ses enfants "lorsque les atteintes se sont faites plus personnelles". Notamment "quand des manifestants sont venus en bas de mon domicile à 7 heures du matin" ou "quand j'ai retrouvé l'inscription 'Sale Arabe' gravée sur ma boîte aux lettres".
Mercredi 7 Septembre 2016 - 22:51





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