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Moustique : une nouvelle espèce susceptible de transmettre le paludisme


Lundi 8 Octobre 2012 modifié le Lundi 8 Octobre 2012 - 00:43




Moustique : une nouvelle espèce susceptible de transmettre le paludisme
De nouvelles espèces de moustiques vecteurs du paludisme (ou malaria) viennent d’être découverts au Kenya a indiqué une équipe internationale de scientifiques.

Alors que les pays multiplient les mesures pour tenter de contrôler le paludisme, c'est une étude préoccupante qu'a publiée la revue Emerging Infectious Diseases. Celle-ci révèle que de nouveaux moustiques au patrimoine génétique inconnu pourraient être des spécimens susceptibles de véhiculer la malaria. Découverts dans l’ouest du Kenya, ces moustiques ne ressemblent pas non plus physiquement aux moustiques vecteurs de paludisme connus.

Comme l’explique l’auteur principale de l’étude, la Dr Jennifer Stevenson, "les analyses montrent que leur séquence ADN diffère de celles des moustiques transmetteurs de la malaria que nous avons à notre disposition en Afrique". Ainsi, l’espèce Anopheles qui est connue pour transmettre le paludisme sur le continent africain ne serait plus la seule qu’il faille redouter. Celle-ci a pour habitude de piquer et donc d’infecter les humains pendant la nuit, se reposant durant la journée. Or, les programmes de lutte contre le paludisme qui prévoient l’utilisation d’insecticides et de moustiquaires enduites de produit sont uniquement prévus pour lutter contre les Anopheles.

"Ces moustiques non-identifiés sont potentiellement dangereux parce qu’ils sont vivaces à l’extérieur et piquent les humains avant la nuit. Ils pourraient donc échapper aux programmes de prévention et de contrôle de moustiques" qui ne sont pas adaptés à cette espèce. "Ils pourraient compromettre la suppression définitive du paludisme dans cette zone", explique le Dr Stevenson citée par Sci-News. Bien que la nouvelle espèce de moustiques découverte n’ait jusqu'ici jamais été impliquée dans la transmission de la maladie, la découverte de nouveaux comportements représente une réelle menace.

En effet, si les insectes piquent les habitants peu après le coucher du soleil, ils en trouveront facilement certains qui ne sont pas encore prémunis contre leur attaque et pourront potentiellement les infecter.

Lundi 8 Octobre 2012 - 00:41

Avec Maxisciences




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