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Mohamed Abrini: "Je ne ferais pas de mal à une mouche"


Jeudi 14 Avril 2016 modifié le Vendredi 15 Avril 2016 - 00:42

Mohamed Abrini, "L'homme au chapeau" vu sur les images de vidéosurveillance de l'aéroport de Bruxelles, minimise son rôle dans les attentats et affirme ne pas être radicalisé.




Mohamed Abrini: "Je ne ferais pas de mal à une mouche"
Lors de son interrogatoire face au juge d'instruction, Mohamed Abrini a affirmé ne pas être radicalisé et n'avoir jamais été en Syrie. Celui qui a admis être "l'homme au chapeau" repéré sur des images de vidéosurveillance de l'aéroport de Bruxelles, a dit n'avoir jamais voulu se faire sauter. "Je ne ferais pas de mal à une mouche", a-t-il lancé.

S'il s'est s'associé aux frères El Bakraoui et à Najim Lachraaoui, c'est selon lui pour pouvoir se cacher. Mais il nie partager leurs idées. Il les décrit comme les organisateurs des attentats de Bruxelles. C'était un attentat en France qui était prévu, dans le contexte de l'Euro de football. Mais l'arrestation de Salah Abdeslam a précipité les événements. C'est donc Bruxelles qui est choisie.

Abrini s'est caché avec Abdeslam

A l'aéroport de Zaventem, Ibrahim el Bakraoui avait sélectionné les cibles: les halls d'embarquements pour les Etats-Unis, la Russie et Tel-Aviv. Pourtant, rien ne s'est passé comme prévu puisque Mohamed Abrini confie qu'il s'est enfui après les deux explosions, laissant sa veste dans une poubelle et abandonnant son chapeau.

Lorsqu'il a vu l'avis de recherche lancé contre lui le 22 mars dernier, ce Belgo-Marocain de 31 ans a décidé de se cacher. Il a alors changé plusieurs fois de planques, porté des perruques pour ne pas se faire repérer. Il confesse avoir passé une partie de sa cavale avec Salah Abdeslam, son ami d'enfance connu à Molenbeek. Tous deux se sont notamment retrouvés avec quatre autres hommes dans la même planque à Forest, une commune bruxelloise proche de Molenbeek. Abrini ira également se cacher à Schaerbeek.

Comme lui, il fait porter la responsabilité aux kamikazes et minimise son rôle dans les attaques. Il répète n'avoir jamais été en Syrie, contrairement aux affirmations du parquet fédéral belge selon lequel il y aurait séjourné en 2015. Pour la justice française et la justice belge, il reste un homme clé des différents attentats.

Jeudi 14 Avril 2016 - 19:18

Atlasinfo avec BFM




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