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Mauritaniens tués au Mali: un "crime odieux" dans un contexte d'insécurité (Ould Abdel Aziz)


Mercredi 12 Septembre 2012 modifié le Mercredi 12 Septembre 2012 - 13:51




Mauritaniens tués au Mali: un "crime odieux" dans un contexte d'insécurité (Ould Abdel Aziz)
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a qualifié mercredi de "crime odieux" la récente fusillade qui a fait 16 morts dont neuf Mauritaniens au Mali mais sans vouloir accabler ce pays voisin.

"Ce crime odieux a été commis en raison des circonstances politiques et sécuritaires difficiles que traverse ce pays frère", a-t-il dit à la presse dans sa première déclaration publique sur l'affaire.

"Malheureusement, ce crime n'aurait pas eu lieu si ce n'était la détérioration de la situation sécuritaire dans ce pays", a-t-il ajouté après l'arrivée à l'aéroport de Nouackchott des corps des neuf Mauritaniens en provenance du Mali.

Mais "nous ne voulons pas faire assumer au Mali frère ce qu'il ne peut pas assumer au vu de la situation qu'il traverse. (...) Nous ne voulons pas compliquer plus la situation de ce voisin", a-t-il insisté, tempérant la colère manifestée par son gouvernement.

Celui-ci avait dénoncé un "assassinat collectif" de victimes "désarmées" au moment de la fusillade, survenue le 8 septembre, de nuit, dans la localité de Diabali, dans le centre du Mali.

Selon Mohamed Ould Abdel Aziz, les défunts étaient "des prédicateurs pacifistes connus de tous" ayant pour mission "de prêcher l'islam modéré et non violent. Ils n'ont jamais perturbé la sécurité et la stabilité d'aucun pays", a-t-il dit.

"Nous exigeons une enquête indépendante, transparente et juste, à laquelle des Mauritaniens devraient être associés, pour faire la lumière sur ce crime odieux en vue de prendre les sanctions appropriées contre les auteurs", a-t-il encore déclaré.

"Les résultats de cette enquête devront être connus de tous", a-t-il ajouté, en insistant sur la situation du Mali, déstabilisé par un coup d'Etat militaire le 22 mars et dont le Nord est occupé depuis plus de cinq mois par des groupes islamistes lourdement armés alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

"Nous regrettons ce qui se passe dans ce pays frère, avec lequel nous avons d'excellentes relations de fraternité et de bon voisinage", a-t-il insisté, en souhaitant que le Mali sorte rapidement de cette crise.


Mercredi 12 Septembre 2012 - 13:48





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