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Martine Aubry : "Mon objectif n'est pas d'être Premier ministre, mais... pourquoi pas"


Jeudi 20 Septembre 2012 modifié le Jeudi 20 Septembre 2012 - 16:30




Martine Aubry : "Mon objectif n'est pas d'être Premier ministre, mais... pourquoi pas"
L'ex-Première secrétaire du PS Martine Aubry confie dans un entretien à Paris-Match à paraître jeudi que son "objectif dans la vie n'est pas d'être Premier ministre, mais (que) si un jour c'est là où (elle se) sent le plus utile, pourquoi pas?", ce que son entourage a démenti mercredi soir.

"Si les circonstances économiques ou sociales s'y prêtent, s'imagine-t-elle un jour à Matignon?", lui demande-t-on.

"Mon objectif dans la vie n'est pas, comme d'autres, d'être Premier ministre. Mais si un jour c'est là où je me sens le plus utile, pourquoi pas?", répond le maire de Lille, qui loue toutefois les qualités de Jean-Marc Ayrault, "un homme qui a une vraie morale et une grande honnêteté".

L'entourage de Mme Aubry a précisé dans la soirée auprès de l'AFP que l'ex Première secrétaire n'avait "pas tenu ce propos tel qu'il est rapporté". "Elle a indiqué lors de cet entretien qu'elle ne se projetait pas, qu'elle n'avait jamais rêvé d'être ministre, Premier ministre ou présidente", a-t-on ajouté.

"Elle a dit qu'elle ne concevait pas la politique comme un plan de carrière", a-t-on encore affirmé.

Martine Aubry revient en outre au cours de cet entretien sur la formation du gouvernement. Elle assure que François Hollande lui a fait une proposition: "Si tu veux entrer au gouvernement à côté de Jean-Marc, je suis bien entendu d'accord. Qu'en penses-tu?", rapporte-t-elle.

"J'ai répondu: +Nos deux personnalités côte à côte, ce n'est pas une bonne idée, ni pour Jean-Marc ni pour moi, car je vois mal ce que j'apporterais de plus. On en est resté là. Cela a pris trente secondes".

L'ex-Première secrétaire du PS revient en outre sur sa succession pour dire que le choix d'Harlem Désir n'a donné lieu à "aucun drame". Elle en veut aux proches de François Hollande, comme Stéphane Le Foll et Bruno Le Roux, "toujours aux mêmes aigris", qui parlent à la place du chef de l'Etat.

"Avec Jean-Marc (Ayrault), nous avons fait la tournée générale pour convaincre qu'il (Harlem Désir) est le symbole du rassemblement tandis que le numéro deux Guillaume Bachelay, 38 ans, est celui du renouveau", fait valoir Mme Aubry.

Martine Aubry confie aussi que ses quatre années passées à la tête du PS ont été rudes. "Quand on stresse, soit on prend des médicaments, soit on compense. Moi, j'ai décidé de manger pour tenir le coup".

Jeudi 20 Septembre 2012 - 00:21

Avec agences




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