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Marocains: le PJD perçu comme peu en phase avec la société (enquête Thomas More)


Dimanche 30 Octobre 2011 modifié le Dimanche 30 Octobre 2011 - 21:09

A un mois de la tenue des élections législatives anticipées au Maroc (25 novembre), l’Institut Thomas More, think tank européen basé à Paris et Bruxelles, a effectué en partenariat avec la société « Tendances Institut », une enquête sur la sociologie politique marocaine. Cette enquête vise à mettre au jour les attentes des Marocains sur la recomposition du champ politique du Royaume à l’approche de l’échéance électorale. Cette étude, qualitative, a été majoritairement conduite sur la blogosphère marocaine.




Marocains: le PJD perçu comme peu en phase avec la société (enquête Thomas More)
Selon cette en quête intitulée "Les attentes des Marocains à l’approche des élections du 25 novembre", il ressort que, contrairement à d’autres sociétés civiles du Maghreb, la société marocaine semble tenir aux avancées politiques dont elle a bénéficié, notamment en matière de libertés individuelles.

Le PJD (Parti de la Justice et du Développement, islamiste), constate-t-on, est souvent perçu comme archaïque et peu en phase avec une société qui se définit elle-même comme moderne. "Pire, pour nombre de jeunes intervenants de la blogosphère marocaine, il est souvent jugé comme potentiellement dangereux, l’hypothèse d’une victoire étant alors analysée comme un recul du Maroc en matière politique.", poursuit l'enquête qui ser publié son intégralité le 24 nomvre.

D'après l'enquête, On peut donc s’attendre à ce que ces élections connaissent une configuration comparable à celle de 2007 où, contredisant certains sondages qui le donnaient largement gagnant, le PJD n’avait obtenu que 46 sièges sur 325 au Parlement marocain.

Par ailleurs, les deux instituts notent que les inquiétudes sur la question économique et sur la capacité du gouvernement à offrir des perspectives à la jeunesse sont importantes. "Si les réformes engagées sont souvent saluées, les internautes estiment qu’il y a encore beaucoup à faire", soulignent-ils, constatant que c'est sur la question de la gouvernance que les Marocains s’expriment le plus. "Ils sont en attente de régulations plus sévères sur la corruption, de plus de transparence et aspirent à
plus de justice sociale".

Selon cette enquête, la jeunesse marocaine s’intéresse beaucoup plus à la vie politique que les générations plus âgées, et s’exprime beaucoup sur le sujet. "Cet intérêt, même s’il s’est accru à l’occasion du printemps arabe, ne peut être attribué seulement à ce-dernier, le dynamisme de la blogosphère étant beaucoup plus ancien", analyse-t-on, avant de préciser que "Cet engouement traduit une forte modernisation de la relation à la politique, avec pour corollaire une fragmentation de l’opinion. En effet, les internautes expriment un réel intérêt pour l’ensemble des partis et manifestent leurs attentes quant aux programmes des partis."

http:///www.institut-thomas-more.org/upload/media/communiqueitm-ti-10242011.pdf http:///www.institut-thomas-more.org/upload/media/communiqueitm-ti-10242011.pdf

Dimanche 30 Octobre 2011 - 15:02





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