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Maroc: le soutien au chef du gouvernement islamiste s'effrite (sondage)


Jeudi 10 Avril 2014 modifié le Vendredi 11 Avril 2014 - 02:14




Maroc: le soutien au chef du gouvernement islamiste s'effrite (sondage)
Moins d'un Marocain sur deux est désormais "satisfait" du chef du gouvernement, l'islamiste Abdelilah Benkirane, selon un sondage publié jeudi par le quotidien L'Economiste, qui note toutefois que sa popularité reste plutôt élevée après bientôt deux ans et demi à ce poste.

Chef du Parti justice et développement (PJD), M. Benkirane a été nommé par le roi Mohammed VI fin 2011, dans la foulée du succès historique obtenu par son mouvement islamiste aux élections législatives.

Couplée à l'adoption quelques mois plus tôt, dans le contexte du Printemps arabe, d'une nouvelle constitution censée renforcer les pouvoirs du gouvernement, cette victoire a suscité un vent d'espoir, alors matérialisé par la cote de popularité d'Abdelilah Benkirane (de 82% à 88% selon les études).

Mais, dans une enquête réalisée fin mars par un bureau d'études (Sunergia) auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population, ces bonnes opinions deviennent pour la première fois minoritaires --à 45%-- (contre 64% en 2013), annonce L'Economiste.

Dans le détail, 12% des sondés se disent "très satisfaits" et 33% "satisfaits". Ils restent toutefois plus nombreux que les insatisfaits (14% "plutôt" et 17% "très", 19% étant "neutres").

M. Benkirane "perd la moitié de ses points", mais il "domine encore la scène politique", avance le journal. "S'il allait aux élections aujourd'hui, pas de doute, (il) serait reconduit", ajoute-t-il, alors que les prochaines législatives sont prévues fin 2016.

En outre, "le déficit d'alternatives (...) est criant", juge L'Economiste.

A la tête d'une coalition hétéroclite --où son parti est même devenu minoritaire depuis le remaniement de l'automne dernier--, le chef du gouvernement est notamment confronté à la nécessité de réaliser des réformes sociales urgentes, afin de réduire un déficit public qui a culminé à plus de 7% fin 2012.

Elles concernent notamment les retraites ainsi que la caisse de compensation, qui subventionne à grand frais des produits de première nécessité. En janvier, le prix de l'essence a ainsi été totalement libéralisé et celui du diesel partiellement. Parallèlement, Abdelilah Benkirane a assuré ne pas redouter l'impopularité.

Dimanche dernier, au moins 10.000 personnes ont manifesté à Casablanca, la capitale économique, à l'appel de trois syndicats, qui lui reprochent en particulier un manque d'écoute. Ils ont été invités à participer à un "dialogue social" le 15 avril mais n'ont pas encore donné leur réponse.

Jeudi 10 Avril 2014 - 18:34





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