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Marine Le Pen veut l'accord de la Syrie pour frapper EI


Vendredi 12 Septembre 2014 modifié le Samedi 13 Septembre 2014 - 07:10

Marine Le Pen, présidente du Front National, a demandé vendredi la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar qui "finance le fondamentalisme islamique" et a estimé que l'intervention contre l'Etat islamique devait se faire "en accord avec les autorités syriennes."




Marine Le Pen veut l'accord de la Syrie pour frapper EI
"La première chose à faire est de s'attaquer à la tête et la tête, on le sait, ce sont des pays comme le Qatar. On ne peut pas continuer à avoir des relations économiques, des conventions fiscales avantageuses pour un pays comme le Qatar, à le laisser intervenir dans nos entreprises alors que nous savons pertinemment que c'est ce pays notamment qui aide, finance, assiste le fondamentalisme islamiste dans le monde", a déclaré Mme Le Pen sur Europe 1.

"Il faut maintenant rompre les relations diplomatiques et économiques avec ce pays sinon on dira de nous à juste titre qu'en réalité, nous avons un double langage", a insisté la présidente du FN. "Je suis évidemment extrêmement inquiète du développement de ce califat pour lequel le gouvernement français porte une part de responsabilité, celui de Nicolas Sarkozy mais également celui de François Hollande. (...) Ils l'ont beaucoup renforcé, avec les Etats-Unis. C'est la conséquence des interventions en Libye et en Syrie", a estimé Mme Le Pen.

"Nous sommes confrontés aux conséquences de ces dramatiques erreurs et il faut intervenir. Mais intervenir en soutien logistique, en apportant une aide au renseignement, nous ne pouvons pas être en première ligne dans cette affaire", a poursuivi l'eurodéputée, pour qui "ce serait bien si cette coalition internationale pouvait s'organiser avec l'accord de l'Onu, ce serait la moindre des choses".

"Il faut que cette intervention se fasse en accord avec les autorités syriennes et encadrée par elle. C'est évident car sinon, on oeuvre contre la souveraineté et contre les Etats et on commettrait alors la même erreur que celle commise en Libye, c'est-à-dire créer un vide de puissance au profit du chaos islamiste et au profit des milices ethniques", a-t-elle poursuivi.
Vendredi 12 Septembre 2014 - 20:43

Avec AFP




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