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Manuel Valls va tenter d'arracher à l'Assemblée un soutien à sa politique


Mardi 16 Septembre 2014 modifié le Mardi 16 Septembre 2014 - 15:17

Le Premier ministre français Manuel Valls tente mardi d'arracher à l'Assemblée nationale un soutien à sa politique sociale-libérale, crucial pour remettre en selle un exécutif à l'impopularité record, dont la ligne est contestée au sein même de la majorité socialiste.




Manuel Valls va tenter d'arracher à l'Assemblée un soutien à sa politique
Ce vote de "confiance" vise à assurer à la gauche réformiste au pouvoir, malmenée par un été politiquement désastreux et des résultats économiques calamiteux, une légitimité que lui contestent l'opposition de droite et une large partie de l'opinion.

Il intervient à deux jours d'une conférence de presse semestrielle très attendue du président François Hollande, dont 62% des Français souhaitent la démission selon un récent sondage, et sur fond de retour imminent dans l'arène de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy.

Les cotes de popularité du président et de son Premier ministre ont continué à reculer en septembre, le chef de l'Etat tombant à 13% et le Premier ministre à 30%, selon le dernier sondage publié lundi.

Face à ce que la presse qualifie de "descente aux enfers", le chef du gouvernement a fait pression sur les récalcitrants de sa majorité en affirmant ces derniers jours que "ce qui est en jeu, c'est la capacité de la gauche à gouverner". Il a assuré lundi vouloir remplir sa mission "jusqu'au bout", réfutant des propos publiés dans le quotidien Le Monde lui faisant dire que "si d'ici trois à six mois, la situation (économique) ne s'est pas inversée, ce sera foutu".

La rentrée du couple Valls-Hollande, que le Premier ministre avait dès le début de l'été anticipée comme "difficile", a viré au cauchemar, avec un remaniement gouvernemental imposé fin août par la rébellion de plusieurs ministres contre sa ligne réformiste.

Le climat, délétère, a été attisé dans la foulée par la sortie d'un livre-brûlot de Valérie Trierweiler, l'ex-compagne de François Hollande, décrivant le chef de l'Etat comme méprisant les pauvres. Le nouveau gouvernement a aussi dû affronter le scandale de l'affaire Thomas Thévenoud, éphémère secrétaire d'Etat débarqué pour avoir omis de payer ses impôts et qui refuse depuis d'abandonner son siège de député.

Pour couronner le tout, la panne de l'économie, sur fond de chômage record à plus de 10%, a contraint l'exécutif à rabaisser drastiquement ses prévisions de croissance pour l'année, +0,4% contre 1% espéré jusqu'alors

Au risque d'essuyer les foudres de Bruxelles, Paris a également reporté de deux ans, à la fin du mandat de M. Hollande en 2017, le retour du déficit public français au niveau maximal de 3% du PIB autorisés par les textes européens.

Mardi 16 Septembre 2014 - 06:52

Atlasinfo avec AFP




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