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"Manuel Valls remet Sarkozy au premier plan", selon Balladur


Dimanche 11 Mai 2014 modifié le Dimanche 11 Mai 2014 - 23:30

L'ancien Premier ministre UMP, Edouard Balladur, souhaite que Nicolas Sarkozy intervienne dans le débat public en s'appuyant sur une "expérience que tout le monde reconnaît", dans une interview au Journal du dimanche.




Interrogé sur une éventuelle intervention de l'ancien chef de l'Etat dans le débat européen, M. Balladur répond: "tout le monde intervient. Pourquoi serait-il le seul à être réduit au silence, alors qu'il a, en la matière, une expérience que tout le monde reconnaît?".

Pour lui, M. Sarkozy ne doit d'ailleurs pas se cantonner au sujet européen. "S'il a l'intention de jouer à nouveau un rôle politique, il lui sera difficile de maintenir le doute", estime M. Balladur, ajoutant toutefois que l'ancien président ne doit "pas nécessairement" intervenir dans le débat politique quotidien.

"Il pourrait commencer en proposant régulièrement les grandes orientations d'une politique nouvelle pour la France en 2017. Les sujets ne manquent pas. La France de 2017 ne sera pas celle de 2012 ni celle de 2007", détaille l'ancien Premier ministre.

M. Balladur explique en outre que le mode de communication de Manuel Valls, loin de "ringardiser" M. Sarkozy, le remet "au contraire" au "premier plan, puisqu'il prend modèle sur lui!".

Dans cette interview au Journal du Dimanche, l'ex-Premier ministre juge également que l'idée de supprimer les départements dans le cadre de la réforme territoriale serait "au moins une imprudence".

"La méthode m'étonne. Sous le quinquennat précédent, la majorité d'alors avait voté une réforme importante: diminution de moitié du nombre de cantons, élection de conseillers territoriaux pour gérer à la fois départements et régions, fusion de certaines régions, création de grandes métropoles, suppression de la clause de compétence générale, source de gaspillage", rappelle M. Balladur.

"Elle était prête à être appliquée. L'une des premières décisions de la nouvelle majorité a été de la supprimer?!", regrette-t-il. "Un an plus tard, on la reprend en prétendant aller plus loin, tous les départements étant supprimés".

Pour l'ancien chef du gouvernement, c'est "au moins une imprudence". "Si l'on supprime les départements il faut modifier la Constitution; conserverait-on des préfets? Si l'on supprime les conseils généraux et pas les départements, qui gérera ces collectivités territoriales?", met en garde M. Balladur.

"La sagesse serait de revenir à notre réforme qui ne nécessiterait pas de révision de la Constitution", juge-t-il, plaidant pour "une méthode progressive".
Dimanche 11 Mai 2014 - 15:01

Avec agences




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