Atlasinfo.fr: l'essentiel de l'actualité de la France et du Maghreb
Rubriques




Manuel Valls critique la création d'un nouveau parti par l'un de ses ministres


Jeudi 7 Avril 2016 modifié le Vendredi 8 Avril 2016 - 00:33

Le Premier ministre socialiste français Manuel Valls a critiqué jeudi le lancement par son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, d'un mouvement "ni à droite ni à gauche", jugeant "absurde" de vouloir gommer les clivages partisans.




Dans une démocratie, "il y a forcément des forces politiques. Il y a même une gauche et même une droite. Il y a des extrêmes gauches et une extrême droite. Et heureusement. C'est ainsi que fonctionne notre démocratie. Il serait absurde de vouloir effacer ces différences", a déclaré Manuel Valls à Metz (est) où il se trouvait pour un Conseil des ministres franco-allemand.

Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a pour sa part estimé que si M. Macron "contribue à élargir la majorité, son apport est positif", mais "s'il veut changer le centre de gravité de la gauche, il fait fausse route", a-t-il averti.

Le ministre de l'Économie, qui incarne depuis 2014 le tournant social-libéral du gouvernement socialiste, a annoncé mercredi soir la création de son propre mouvement politique "transpartisan" baptisé "En Marche!"

Depuis des mois, ce poulain de François Hollande attise les conjectures sur ses ambitions, à 38 ans à peine, en s'affichant de plus en plus sur l'avant-scène alors que la popularité du président français et de son Premier ministre sont au plus bas, à un an de la prochaine présidentielle.

"Ce ne sera pas un mouvement pour avoir un énième candidat à la présidentielle, ce n'est pas ma priorité aujourd'hui", a cependant assuré Emmanuel Macron.

"Un ministre veut dialoguer avec les citoyens, ça s'appelle faire de la politique et faire en sorte que des convictions puissent être partagées", a simplement commenté jeudi M. Hollande, lui aussi à Metz.

La création de ce nouveau mouvement, si elle hérisse particulièrement l'extrême gauche et les écologistes, a en revanche été saluée par Pierre Gattaz, le président du Medef, principale organisation patronale. "J'aime bien l'initiative d'Emmanuel Macron. Je trouve que c'est rafraichissant, que ça permet de sortir de la politique politicienne", a-t-il déclaré sur France Inter.
Jeudi 7 Avril 2016 - 21:00

Avec AFP




Nouveau commentaire :
Twitter