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Mali : le père d'un otage français hostile à une opération commando pour les libérer


Mardi 15 Janvier 2013 modifié le Mercredi 16 Janvier 2013 - 08:42




Mali : le père d'un otage français hostile à une opération commando pour les libérer
Le père d'un otage français retenus au Sahel par des groupes islamistes armés s'est dit mardi soir hostile à toute opération commando pour les libérer, "trop dangereuse", et a regretté de ne pas recevoir d'information des autorités.

"On estime qu'une intervention militaire pour libérer les proches, telle que celle menée en Somalie (ndlr: pour tenter en vain de libérer Denis Allex), est trop dangereuse", a déclaré Alain Legrand, père de Pierre Legrand, par téléphone à l'AFP.

"On n'a toujours pas de nouvelles du Quai d'Orsay. On est étonné des propos du Premier ministre qui parle de contact permanent avec les familles", a-t-il regretté.

"Nous avons très peur de tout ce qui se passe au Mali. C'est une angoisse permanente", a-t-il dit. "Les combats nous font très peur."

"On n'a pas de nouvelle du tout. Les seules nouvelles que l'on a, c'est la presse, la télé, la radio", poursuit M. Legrand, dont le fils, salarié de la Satom (filiale de Vinci) a été enlevé le 16 septembre 2010 à Arlit (nord du Niger) avec trois autres otages toujours détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Huit Français sont retenus en Afrique de l'Ouest par des groupes islamistes armés.

Jean-Pierre Verdon, le père de Philippe Verdon, enlevé avec Serge Lazarevic le 24 novembre 2011 au Mali par Aqmi, a dit mardi à l'AFP n'avoir "ni preuve de vie, ni nouvelle négative" de son fils depuis le début de l'offensive française dans le centre et le nord du pays.

Selon M. Verdon, qui fait état d'un contact avec le ministère des Affaires étrangères, les autorités françaises "considèrent qu'ils sont vivants", mais n'ont "pas de preuve matérielle objective".

Elles ont "récupéré des informations de caractère oral", mais "n'ont pas pu avoir de document attestant que les otages sont vivants". "Un de leurs arguments (...) c'est la certitude que s'il y avait eu quelque chose, ils le sauraient", a-t-il poursuivi.

Pour M. Verdon, "dans le climat de conflit actuel, il est évident que si (les islamistes) voulaient tuer les otages, ils se manifesteraient, ils en tireraient immédiatement parti (...) pour s'en servir à la face du monde", a-t-il ajouté.

Mardi 15 Janvier 2013 - 21:52

Avec agences




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