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Mali: Paris se défend d'ingérence après les critiques d'un candidat


Mercredi 17 Juillet 2013 modifié le Mercredi 17 Juillet 2013 - 21:14




Le porte-parole du quai d'Orsay
Le porte-parole du quai d'Orsay
Paris s'est défendu mercredi d'ingérence au Mali et a assuré que la présidentielle du 28 juillet était "une affaire malienne au premier chef", après les vives critiques d'un candidat qui s'est retiré de la course.

"C'est une affaire malienne au premier chef. La date des élections a été fixée par les Maliens eux-mêmes et toute la communauté internationale soutient ce calendrier", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Philippe Lalliot, soulignant que "les principaux candidats à l'élection ne contestent pas les modalités et la date" du scrutin.

Un des 28 candidats à la présidentielle malienne, Tiébilé Dramé, artisan d'un accord de paix entre Bamako et la rébellion touareg, a annoncé mercredi son retrait du scrutin estimant que les "conditions d'une élection régulière n'étaient pas réunies".

Il a aussi vivement critiqué la France, et notamment le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, accusé d'être "devenu directeur des élections au Mali".

"M. Dramé a fortement contribué à l'accord de paix de Ougadougou (ouvrant la voie à la tenue du scrutin à Kidal, ville du nord qui était occupée depuis février par les rebelles touareg)", a rappelé le porte-parole français, s'interrogeant sur "la logique et la cohérence" des critiques de ce dernier.

"Il est d'autant plus important de tenir le scrutin à la date prévue qu'il permettra de mettre en place un gouvernement légitime, et que selon l'accord négocié par M. Dramé, un dialogue national doit d'ouvrir dans les 60 jours suivant l'élection", a rappelé M. Lalliot.

"Tout le monde travaille à ce que l'élection se fasse dans les meilleures conditions. La campagne se déroule bien. A Kidal, l'administration et l'armée maliennes sont revenues. Tout ceci dessine un tableau très en décalage avec ce que déclare M. Dramé", a ajouté le porte-parole.

Selon M. Dramé, ancien ministre et chef du Parti de la renaissance nationale (Parena), "vouloir maintenir la date du 28 juillet, c'est priver de nombreux Maliens de leur droit" de vote. M. Dramé avait officiellement demandé le 8 juillet à la Cour constitutionnelle un report du scrutin, faisant valoir en particulier l'impréparation du vote à Kidal, mais la Cour ne s'est pas encore prononcée, à onze jours du premier tour.

Mercredi 17 Juillet 2013 - 19:17





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