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Macron voulait quitter le gouvernement en décembre


Lundi 1 Février 2016 modifié le Mardi 2 Février 2016 - 08:49

Les dissensions d'Emmanuel Macron avec Manuel Valls sont publiques. Mais le ministre de l’Économie n’entend plus se taire, ni partir.




Il reste mais il ne va pas se taire. Emmanuel Macron, privé par François Hollande d'une deuxième loi, promet de "lancer des débats" durant les seize mois qui mènent à la présidentielle, comme il l'a expliqué à la presse vendredi. Pas question pour lui de baisser d'un ton… Le ministre de l'Économie entend plancher sur des réformes qu'il veut les plus radicales possible. Il souhaite aussi se consacrer à un nouveau projet de société, qu'il dit rêver forte, juste et ouverte. "La sécurité n'est pas un projet politique" a-t-il martelé - une nouvelle pique à l'adresse de Manuel Valls.

Macron a, un temps, envisagé de quitter le gouvernement. En décembre, au moment des premières décisions de ses patrons sur sa deuxième loi - qui sera ventilée dans d'autres textes - il a craint que ses propositions ne soient édulcorées. Il aurait alors claqué la porte. Il considère aujourd'hui que la direction reste la bonne même si elle ne va pas aussi loin qu'il aurait voulu, et qu'il reste utile à son poste.

Utile mais par forcément agréable pour son chef. Vendredi à Bercy, le ministre a publiquement déploré les "préarbitrages" qui auraient atténué certaines de ses mesures. Il s'est aussi plu à rappeler son analyse des origines franco-françaises du terrorisme djihadiste - des propos qui avaient fait bondir Manuel Valls.

Un ministre populaire


La veille, le chef du gouvernement avait confirmé son arbitrage sur les 35 heures - défavorable au ministre - en estimant que "dans la vie politique, il faut mettre de côté un certain narcissisme, un certain égocentrisme, pour se consacrer essentiellement à l'intérêt général". Combien de temps cette tension durera-t-elle? Macron n'y voit pas une question de personnes mais l'animation d'un débat de fond. Valls et Hollande, pour leur part, ont face à eux un ministre populaire, comme le souligne notre sondage Ifop-JDD, plus apprécié que d'autres fortes personnalités qui ont quitté le gouvernement. Il est le seul, dans la liste que nous avons testée, à recueillir une opinion majoritaire à gauche et à droite.

Le remaniement sera-t-il l'occasion d'un apaisement ou d'une clarification? Emmanuel Macron ne souhaite pas partir. Il ne demande pas non plus à prendre du galon. Dans les scénarios insistants des mouvements à venir, Michel Sapin, ministre des Finances, pourrait être nommé au Quai d'Orsay. Le ministre de l'Économie ne revendique pas de prendre sa succession et de cumuler avec son maroquin actuel. L'idée du "Grand Bercy" ne le séduit pas. François Hollande a encore quelques jours pour trancher.
Lundi 1 Février 2016 - 16:31

Source JDD




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