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Macron veut organiser une conférence sur le retour des réfugiés en Syrie


Vendredi 1 Septembre 2017 modifié le Samedi 2 Septembre 2017 - 11:28

Le chef de l'État souhaite organiser cette conférence au Liban, qui compte actuellement plus de 1,2 million de réfugiés syriens, au premier trimestre 2018.




Le président français et le Premier ministre libanais se sont longuement entretenus vendredi à l'Élysée.
Le président français et le Premier ministre libanais se sont longuement entretenus vendredi à l'Élysée.
Organiser au premier trimestre 2018 une conférence au Liban sur le retour des réfugiés en Syrie, et une autre à Paris sur les investissements internationaux au Liban, c'est le souhait formulé vendredi par Emmanuel Macron à l'issue de son entretien avec le Premier ministre libanais Saad Hariri. « Je souhaite pouvoir organiser une conférence sur le retour des réfugiés dans leur pays, impliquant les pays accueillant des réfugiés dans la région, pour que cette question soit pleinement prise en compte dans la stabilisation de la Syrie et de toute la région », a déclaré le chef de l'État. Cette conférence pourrait se tenir à Beyrouth, a précisé l'Élysée.

« Le sujet des réfugiés est très difficile pour le Liban, car cela pèse beaucoup sur l'économie, l'environnement et la sécurité », a commenté de son côté le Premier ministre du Liban, qui accueille plus de 1,2 million de réfugiés syriens. Quant à la conférence sur les investissements au Liban, Paris veut y convier les grands investisseurs internationaux, dont la Banque mondiale. Le président français a également annoncé qu'il recevrait le 25 septembre son homologue libanais Michel Aoun pour une visite d'État, « la première depuis (s)on élection, signe de la relation qui unit » la France et le Liban. Ce sera aussi la première visite d'État de Michel Aoun en France depuis son élection.

« Évidemment, Assad doit partir »

Interrogé sur le sort de Bachar el-Assad dans les discussions sur la Syrie, l'Élysée a réaffirmé que France ne voulait pas se laisser « enfermer dans ce débat ». Paris estime désormais que la destitution du chef de l'État syrien ne constitue plus un « préalable » au dialogue, selon l'Élysée, mais Emmanuel Macron a déclaré lundi que « la reconstitution un jour d'un État de droit en Syrie devra s'accompagner de la justice pour les crimes commis, notamment par les dirigeants de ce pays ».

Saad Hariri a, lui, déclaré vendredi au Monde qu'« évidemment » Bachar el-Assad « doit partir ». « Si la communauté internationale veut une solution de long terme en Syrie, c'est la seule issue. (...) Ce régime ne contrôle pas son territoire. C'est la Russie et l'Iran qui le contrôlent. » Les réfugiés ne rentreront pas dans le pays tant que le régime est là", a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a aussi promis le soutien de la France au renforcement de l'État libanais en saluant les récentes réformes institutionnelles. Des élections législatives devraient se tenir en 2018, pour la première fois depuis neuf ans.

Avec AFP
Vendredi 1 Septembre 2017 - 22:59





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