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Macron à Nice : Le 14 juillet "ne sera plus jamais le même"


Samedi 15 Juillet 2017 modifié le Samedi 15 Juillet 2017 - 11:20




Le président français Emmanuel Macron a rendu hommage vendredi à Nice, sur la Côte d'Azur, aux victimes de l'attentat qui l'an passé y a fait 86 morts, déclarant que le 14 juillet, fête nationale, ne serait désormais "plus jamais tout à fait le même".

"Le 14 juillet niçois ne sera plus jamais le même et il ne sera plus jamais tout à fait le même en France", a déclaré le chef de l'Etat, ajoutant: "s'y mêlera toujours cette amertume du souvenir des victimes, de toute cette douleur si soudaine, si vive".

"Au-delà de ce moment de deuil et d'émotion que nous partageons ce soir, (...) ce que nous vous devons, c'est de poursuivre inlassablement cette lutte contre le terrorisme", a souligné M. Macron, ajoutant: "ce que veulent nos assaillants, c'est simplement nous voir pleurer, et vous avez répondu par votre dignité".

Devant une assemblée recueillie dans le centre de Nice, mêlant officiels, secouristes, forces de l'ordre, familles de victimes, le président français a affirmé "comprendre la colère" de ceux qui avaient critiqué l'Etat au lendemain de l'attaque, mettant en cause les moyens utilisés pour la sécurisation de la Promenade des Anglais, l'artère de bord de mer où le drame s'est produit.

"Tout sera fait pour que la République, l'Etat, la puissance publique regagne votre confiance", a-t-il assuré.

Ce soir du 14 juillet 2016, environ 30.000 personnes avaient afflué sur cette célèbre Promenade pour assister au feu d'artifice traditionnel de la fête nationale, souvent en famille.

Peu après 22h30, un camion de 19 tonnes fonçait sur la marée humaine, fauchant tout sur son passage. En moins de trois minutes, le poids-lourd conduit par un Tunisien de 31 ans faisait 86 morts, dont 15 enfants, et plus de 450 blessés.

'Un camion a déchiré la France'

"Un camion a foncé dans la foule et a déchiré la France", a dit vendredi après-midi, très émue, Pauline Murris, de l'association de victimes "Promenade des Anges".

"Les dieux des uns et les étoiles des autres n'ont rien à voir là-dedans, seule la folie des hommes est à blâmer", a-t-elle souligné, dans un silence recueilli, sous le regard du président, de deux de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande, auxquels s'étaient joints le prince Albert II de Monaco, la principauté toute proche, et plusieurs membres du gouvernement.

Sous un soleil de plomb, le président français et quelques ministres ont par ailleurs décoré plusieurs citoyens et membres des forces de l'ordre qui avaient tenté ce soir-là d'arrêter l'auteur de l'attentat.

L'attaque avait été revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), sans que l'enquête judiciaire confirme un lien direct avec le meurtrier, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, abattu au terme de sa course folle. Neuf suspects sont toujours détenus, suspectés de l'avoir aidé à se procurer des armes.

Plusieurs milliers de personnes avaient commencé dès vendredi matin à se recueillir sur la Promenade des Anglais, déposant une à une sur cette artère 12.000 petites tuiles bleu-blanc-rouge pour former des lettres monumentales sur le trottoir, formant la devise française: "Liberté Egalité Fraternité".

Au même moment, à Paris, résonnaient les notes de "Nissa la bella", l'hymne de la ville qu'interprétaient les musiciens des armées qui se positionnaient pour former, vu du ciel, le mot Nice, face à la tribune officielle.

Le défilé militaire sur les Champs-Elysées, rendez-vous traditionnel du 14 juillet, avait été l'occasion pour M. Macron qui y assistait avec son homologue américain, Donald Trump, de célébrer les liens avec l'allié américain.

Isolé sur la scène internationale mais "ami" de la France, M. Trump était l'invité d'honneur du 14 juillet pour commémorer le centenaire de l'entrée des Etats-Unis dans la Première guerre mondiale.

La France, où l'état d'urgence instauré en novembre 2015 vient d'être renouvelé pour la sixième fois, célèbre sa fête nationale sous haute surveillance: près de 86.000 policiers et gendarmes, ainsi que 7.000 militaires de l'opération Sentinelle et 44.000 sapeurs-pompiers, sont mobilisés depuis jeudi.

Bals et manifestations populaires sont surveillés, ainsi que les zones touristiques "à forte fréquentation", selon le ministère de l'Intérieur.

La vague sanglante d'attentats jihadistes a fait 239 morts en huit attaques depuis janvier 2015, et plusieurs tentatives ont été déjouées au fil des mois.

afp
Samedi 15 Juillet 2017 - 01:20





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