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Libye: le maréchal Haftar et son rival Sarraj samedi à Moscou


Vendredi 11 Août 2017 modifié le Samedi 12 Août 2017 - 09:27




L'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar, et son rival Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d'entente nationale, sont attendus à Moscou samedi, a annoncé vendredi soir Lev Dengov, à la tête du groupe russe de contact sur la Libye.

"Demain à Moscou, le maréchal Khalifa Haftar arrive de Tobrouk et le Premier ministre du gouvernement reconnu (par la communauté internationale, ndlr) Fayez al-Sarraj", a-t-il déclaré à l'agence de presse russe Interfax.

"Lors de cette réunion, les questions relatives à la réconciliation des parties en conflit seront évoquées", a-t-il affirmé, sans préciser la date de cette réunion, ni si elle inclura des discussions directes entre les deux rivaux.

Selon lui, au cours de cette réunion, "les questions relatives à la sécurité nationale, à la lutte contre les groupes terroristes, qui tentent de pénétrer en Libye, ainsi que la question des immigrés qui arrivent en Europe et Asie à travers la Libye" seront aussi au menu.

La Russie souhaite "discuter avec toutes les parties du conflit et tenter de les réconcilier, et c'est à cela que sera (consacrée) la rencontre", a ajouté M. Dengov, dont le groupe a été mis en place conjointement par la Douma (chambre basse du Parlement russe) et le ministère russe des Affaires étrangères.

Fin juillet, Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj se sont mis d'accord sur une déclaration en dix points dans lesquelles ils s'engagent notamment à un cessez-le-feu et à organiser des élections le plus rapidement possible, lors d'une rencontre en région parisienne sous l'égide du président français Emmanuel Macron.

Cette déclaration de principes reste toutefois très vague et n'engage pas la myriade de milices plus ou moins alliées avec les deux rivaux libyens.

Le maréchal Haftar, revenu de vingt ans d'exil en 2011 au moment de la révolution libyenne, est soupçonné par ses détracteurs de vouloir prendre le pouvoir en Libye et de n'avoir aucune intention de se soumettre au pouvoir civil.

Fayez al Sarraj, installé depuis mars 2016 à Tripoli à la suite d'un accord sous l'égide de l'ONU, peine à asseoir l'autorité de son gouvernement, alors que le pays, riche en pétrole, a sombré dans le chaos depuis la chute du colonel Kadhafi fin 2011.

Avec AFP


Vendredi 11 Août 2017 - 20:36





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