Libye : le gouvernement réfléchit au déploiement d’une force internationale

Les bombardements d’une milice libyenne ont entrainé la destruction de 90% des avions stationnés sur l’aéroport de Tripoli, a fait savoir mardi le gouvernement.

"Le gouvernement réfléchit au déploiement d’une force internationale pour améliorer la sécurité", a indiqué Ahmed Lamine, porte-parole du gouvernement, s’adressant à la presse.

Les Nations unies avaient auparavant annoncé le retrait de leur personnel en raison de l’insécurité. Quinze personnes ont été tuées depuis dimanche dans la capitale et à Benghazi, dans l’Est.

La mission des Nations unies en Libye a expliqué que la fermeture de l’aéroport international de Tripoli et la détérioration de la situation ne lui permettaient plus de travailler correctement.

Les combats entre milices, qui se battent notamment pour le contrôle de l’aéroport, ont fait sept morts à Tripoli. ll s’agit des affrontements les plus graves depuis six mois dans la capitale.

A Benghazi, au moins six personnes ont été tuées et 25 blessées dans des heurts entre forces de l’ordre et milices rivales qui ont lieu depuis dimanche soir, selon des sources médicales et auprès des services de sécurité.

La mission des Nations unies en Libye a expliqué que la fermeture de l’aéroport international de Tripoli et la détérioration de la situation ne lui permettaient plus de travailler correctement.

Trois ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye ne parvient pas à sortir du chaos, avec un pouvoir central affaibli et une armée incapable de contrôler les brigades constituées par d’anciens rebelles et des miliciens qui se disputent le pouvoir économique et politique.

A Benghazi, des combattants fidèles à l’ancien général Khalifa Haftar ont pilonné des bases de miliciens islamistes dans le cadre des opérations qu’ils mènent pour les déloger de la grande ville de la Cyrénaïque. Les forces spéciales libyennes sont intervenues également contre les islamistes positionnés dans la ville.

La plupart des victimes sont des civils, selon des sources médicales à l’hôpital de Benghazi. Au moins dix habitations ont été touchées par des missiles. Des bureaux du gouvernement et des banques se sont vus contraints de fermer.

Les aéroports de Tripoli et de Misrata étaient fermés lundi. Celui de Benghazi l’a été il y deux mois. Ce qui laisse l’est du pays avec les seuls petits aéroports de Labrak et Tobrouk qui ont peu de liaisons avec l’étranger.

Quant aux habitants de l’Ouest, ils ne peuvent plus quitter le pays que par la route, via la Tunisie.

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