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Libye: l'Italie ne se laissera pas entrainer dans "une aventure inutile et dangereuse" (Paolo Gentiloni)


Jeudi 10 Mars 2016 modifié le Jeudi 10 Mars 2016 - 15:49

Le chef de la diplomatie italienne Paolo Gentiloni a affirmé mercredi que toute intervention militaire en Libye ne se fera que sur demande du gouvernement légitime de ce pays, soulignant que l'Italie "ne se laissera pas entrainer dans une aventure inutile et dangereuse pour la sécurité nationale".




Lors d'une intervention au sénat sur la situation en Libye, le ministre a appelé à la nécessité de "conjuguer fermeté, prudence et responsabilité" pour trouver une solution au conflit en Libye dont la superficie est "six fois plus grand que celle de l'Italie".

Selon M. Gentiloni, "il y a aujourd'hui 5.000 combattants de Daech, concentrés dans la région de Syrte mais capables de lancer des incursions dangereuses" à l'ouest comme à l'est.

M. Gentiloni tenait ces propos au lendeamin d'une conférence de presse qui a clos les travaux du 33e sommet franco-italien, qui s'est tenu mardi à Venise, durant laquelle le chef du gouvernement Matteo Renzi et le président français François Hollande ont manifesté leur impatience quant aux atermoiements des Libyens dans la formation d'un gouvernement d'unité nationale.

"Les Libyens doivent savoir que le temps à leur disposition n'est pas illimité", a souligné le président du conseil italien, Matteo Renzi, estimant que "la formation d'un gouvernement en Libye est la priorité pour le peuple libyen". En dépit des difficultés, a-t-il dit, "la communauté internationale fera tout pour qu'un gouvernement puisse obtenir la confiance".

M. Hollande a souligné de son côté que "sur la Libye, il y a eu trop d'attente et pas assez de pression", ajoutant que "le chaos ne peut bénéficier qu'aux terroristes et nous devons tout faire, malgré les déconvenues pour qu'il y ait enfin un gouvernement qui puisse s'installer".

"Nous devons agir. L'Europe doit agir. Nos pays doivent lutter contre le terrorisme", a insisté le chef de l'Etat français, appelant au "contrôle des déplacements d'un certain nombre de combattants étrangers qui menacent nos pays".
Jeudi 10 Mars 2016 - 09:29





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