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Libye: Paris insiste sur la nécessité de sanctions (Ayrault)


Jeudi 17 Mars 2016 modifié le Vendredi 18 Mars 2016 - 08:47

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a insisté jeudi sur la nécessité de sanctionner les responsables libyens entravant la mise en place du gouvernement d'union nationale dans ce pays en proie au chaos, en arguant d'un consensus européen.




Libye: Paris insiste sur la nécessité de sanctions (Ayrault)
M. Ayrault, qui effectue une visite de deux jours à Tunis, a indiqué qu'il rencontrerait vendredi le Premier ministre désigné au sein du gouvernement d'union libyen, Fayez al-Sarraj.

"La position française est très claire (...): que la Libye puisse se doter d'un gouvernement d'union nationale le plus vite possible". "On en est proche et (...) ceux qui se mettent en travers vont subir des sanctions", a-t-il assuré.

Sans vouloir mentionner de nom, le chef de la diplomatie française a évoqué "quelques personnes qui se mettent en travers pour des raisons d'intérêt personnel et financier". Il a assuré que cette idée de sanctions avait "progressé" et qu'il s'agissait "d'une vision partagée au niveau européen". La Libye est "un pays aujourd'hui où circulent les armes, toutes les formes de trafic (...) Il faut absolument stopper cette spirale", a-t-il souligné. Pour cela, il est "indispensable" que "le gouvernement d'union nationale s'installe à Tripoli. D'ailleurs, je vais rencontrer à Tunis (vendredi) le Premier ministre Sarraj et aborder avec lui tous les aspects de cette question", a noté M. Ayrault.

Le chef de la diplomatie française avait indiqué le 10 mars que son pays allaient proposer des sanctions à ses partenaires européens. Réunis lundi à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères n'ont toutefois pas pris de décision en ce sens, préférant temporiser face aux réticences de l'ONU.

Paris pointe la responsabilité du président du Parlement basé à Tobrouk (est), Aguila Saleh, dans le blocage mais veut également placer sur une liste noire le président du Parlement rival de Tripoli, Nouri Abou Sahmein, et le chef du gouvernement de Tripoli, Khalifa Ghweil.

Le conseil présidentiel libyen, composé de membres de factions rivales libyennes, a proclamé samedi dernier l'entrée en fonctions du gouvernement d'union nationale issu d'un processus parrainé par l'ONU. Mais aucune des autorités rivales n'a donné son accord, qu'il s'agisse du Parlement de Tobrouk reconnu internationalement ou de celui de Tripoli, qui a exprimé son rejet d'un "gouvernement imposé depuis l'étranger".

La Libye est déchirée par des violences entre factions armées depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. Le groupe Etat islamique (EI) a profité de cette instabilité pour s'y implanter.
Jeudi 17 Mars 2016 - 23:33

Atlasinfo avec AFP




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