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Liban: Ayrault exhorte les leaders libanais à régler la crise politique


Lundi 11 Juillet 2016 modifié le Mardi 12 Juillet 2016 - 14:42




Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a exhorté lundi les différents responsables politiques libanais au compromis pour régler la crise institutionnelle qui paralyse le pays depuis deux ans, estimant que le conflit syrien ne pouvait justifier à lui seul le blocage.

"Il faut trouver une solution, il appartient aux partis libanais de trouver les voies d'un compromis politique", a déclaré le ministre devant un parterre de responsables politiques libanais, conviés à un dîner à la résidence française à Beyrouth.

"La crise syrienne ne peut à elle seule justifier l'absence de solution à la crise institutionnelle qui dure depuis trop longtemps", a estimé M. Ayrault, qui a commencé à rencontrer les principaux responsables libanais et poursuivra ses entretiens mardi.

Le Liban n'a pas de président depuis 2014 et Les institutions politiques sont totalement bloquées, en raison des antagonismes suscités notamment par la guerre en Syrie voisine, entre partisans du régime de Bachar al-Assad, dont le puissant mouvement chiite Hezbollah, engagé dans la guerre, et les détracteurs du pouvoir de Damas. Les rivalités interchrétiennes minent également le processus d'élection d'un président.

"Nous dialoguons avec tous les pays qui exercent au Liban une influence", a par ailleurs assuré le ministre, alors que les deux grands rivaux régionaux, Arabie saoudite et Iran, s'affrontent par alliés interposés au Liban, en Syrie ou encore au Yémen.

"Le message est que la solution ne viendra pas de l'étranger. Personne ne fera obstacle à un accord des Libanais entre eux", a-t-il assuré.

"C'est ici qu'il faut négocier un cadre global, solide, durable, c'est un choix souverain que vous avez à faire. La France est prête à vous y aider, nous sommes des facilitateurs", a-t-il ajouté, estimant qu'un compromis "ouvrirait la voie à un meilleur soutien international".

Dans ce pays multiconfessionnel, la parité est de rigueur entre chrétiens et musulmans au Parlement et au gouvernement. Le président est par tradition un chrétien maronite, et le Premier ministre est sunnite. L'actuel chef du gouvernement, Tammam Salam, exerce ses fonctions depuis 2014.


Source AFP
Lundi 11 Juillet 2016 - 23:49





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