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Les partisans de DSK tâtent le terrain pour leur champion


Mardi 27 Juillet 2010 modifié le Mardi 27 Juillet 2010 - 11:01

L'histoire se passe en coulisses pour l'instant. Les primaires socialistes ne s'ouvriront que dans un an . Mais c'est dès maintenant qu'il faut préparer le terrain. Surtout pour les partisans de Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international. Loin de la France, dans l'impossibilité d'émettre le moindre commentaire sur la vie politique nationale, DSK est pourtant le favori des sondages. Juste devant la première secrétaire, Martine Aubry. Selon les dernières enquêtes d'opinion , elle aussi serait en mesure de battre Nicolas Sarkozy en 2012.




Les partisans de DSK tâtent le terrain pour leur champion
Juste devant, c'est le problème. «Au fur et à mesure que la candidature d'Aubry se crédibilise, il n'est plus besoin d'attendre le retour de DSK», commente un membre de la direction du PS. Or parmi les partisans de l'ancien ministre, certains sont opposés à la maire de Lille. Alors ils cherchent comment s'organiser, mais en ordre dispersé. Le président de la région Bourgogne, François Patriat, a tenté de fédérer les soutiens de DSK en réunissant quelques élus. D'autres s'organisent sur Internet: un «Club DSK» est né. Une première réunion a eu lieu le 15 juillet. Quant à Pierre Moscovici, ex-proche de Strauss-Kahn, il veut continuer à faire vivre un courant militant dans le parti en répétant qu'il soutiendra son ancien mentor s'il se présente.

Des initiatives maladroites pour les tenants autorisés du strauss-kahnisme ou en tout cas désignés comme tel. C'est pourquoi Jean-Christophe Cambadélis, Christophe Borgel ou Jean-Marie Le Guen ont entrepris un tour discret des différentes sensibilités du PS. «Ils tâtent le terrain d'un éventuel retour de DSK auprès des courants qui ne l'avaient pas soutenu auparavant», raconte un membre de la direction du PS. «Le message qu'ils font passer, c'est que DSK est déterminé. Donc qu'il faut attendre», dit un autre. «Nous disons que la situation appelle DSK, même si cela ne fait pas de lui un candidat», explique un proche du directeur du FMI.

Bataille incertaine

Le mot d'ordre relayé par Jean-Christophe Cambadélis est simple: il est urgent d'attendre. «Il ne faut pas bousculer les rythmes», dit-il. Certains le voudraient-ils? Pour l'instant, les différents courants du PS évitent de choisir leur camp publiquement. Le moment d'accélérer n'est arrivé pour aucun candidat.

En clair, il n'est pas l'heure de déclencher la bataille. Aubry comme DSK auraient de toute façon tout à perdre d'une division entre socialistes. La première secrétaire assure avoir «régulièrement» au téléphone son allié politique. Une manière de passer au-dessus des entourages. Les deux leaders ont prévu de se voir cet été. Le retour de DSK ne peut s'envisager qu'en cas de large consensus au sein du PS. Le directeur du FMI n'abandonnera pas son siège pour une bataille incertaine lors des primaires.

Officiellement, ses partisans continuent d'afficher une grande mesure. «Rien n'est joué, rien n'est écrit», a déclaré Cambadélis sur LCI. Pour savoir si DSK est candidat, il faut lui poser la question. «Je ne peux pas vous le dire. Il faudra lui poser la question. C'est lui qui décidera. Je pense que ce n'est pas anormal, s'il souhaite - ce qui n'est quand même pas certain - être candidat à la présidentielle, de se décider par lui-même», a-t-il expliqué. Voilà ce qui s'appelle souffler le chaud et le froid.

Mardi 27 Juillet 2010 - 10:58

(Source Le Figaro)




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