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Les diamants, produit de luxe de plus en plus rare dans les entrailles de la Terre


Dimanche 8 Mai 2016 modifié le Dimanche 8 Mai 2016 - 15:18




Les diamants se font de plus en plus rares. Pour parvenir à en extraire, un géant minier sud-africain va désormais jusqu'à creuser des tunnels sous une mine à ciel ouvert, en pleine brousse, un projet colossal de deux milliards de dollars.

Depuis une vingtaine d'années, De Beers exploite la mine de Venetia, située non loin de la frontière avec le Zimbabwe et le Botswana. En l'espace d'une vingtaine d'années, les mineurs ont creusé un trou impressionnant de 450 mètres de profondeur et de plus d'un kilomètre de diamètre pour extraire des diamants.

Des ouvriers s'activent désormais, sous la mine actuelle, à construire des souterrains pour accéder à des roches contenant des diamants à plus de 1.000 mètres de profondeur. De Beers, premier fournisseur mondial de diamants en valeur, parie que ce colossal investissement générera des profits pendant au moins deux décennies.

"On traverse une période difficile", explique le directeur général de la mine, Ludwig Von Maltitz, alors que des camions chargés de roches remontent bruyamment à la surface.

"Au niveau mondial, les sources de diamants les plus faciles d'accès ont probablement été trouvées, mais nous pensons qu'il y a un vrai potentiel" ici, ajoute-t-il à l'AFP.

"Le projet de Venetia est gigantesque, surtout que très peu de personnes investissent encore dans les mines en Afrique du Sud", septième producteur mondial de diamants en volume, estime Peter Major, analyste minier chez Cadiz Solutions, un fonds d'investissements basé à Johannesburg.

"On dit toujours que la croissance démographique et la difficulté grandissante à trouver des diamants vont faire monter les prix, mais cela reste à voir. Aujourd'hui beaucoup de producteurs perdent de l'argent", affirme-t-il.

Au cours des dernières années, les prix du diamant ont beaucoup fluctué. Après la crise économique de 2008, les prix se sont ressaisis pour atteindre des sommets en 2011, puis ont chuté d'environ 20% jusqu'en 2015, avant de remonter doucement.

Compte tenu de ces fluctuations, De Beers a fermé l'an dernier des mines de diamants au Canada et au Botswana. Il a aussi vendu ses derniers actifs dans la ville sud-africaine de Kimberley.

Une décision extrêmement symbolique: c'est ici que le groupe avait été fondé en 1888 par le colon britannique Cecil Rhodes, quelques années avant la découverte en Afrique du Sud du plus gros diamant jamais mis au jour, le Cullinan.

Dimanche 8 Mai 2016 - 15:17

Avec afp




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