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Les Jeux Olympiques: un paradis pour les collectionneurs en tout genre


Mercredi 17 Août 2016 modifié le Mercredi 17 Août 2016 - 12:24




Cette année, la palme de la frénésie a été remportée par le deal des pin's, ces petites broches métalliques à accrocher aux vêtements, sacs et chapeaux, échangés à tout bout de champ à l’extérieur du parc olympique.

Avec 800 modèles et trois millions d’unités créés pour les Jeux olympiques et paralympiques de Rio, les collectionneurs ont largement de quoi s’occuper pendant ces olympiades pour mettre la main sur les pièces les plus prisées ou dénicher celles plus rares qui peuvent se vendre à coups de centaines de dollars sur les sites de revente dédiés.

Originaires du monde entier, ces collectionneurs appelés affectueusement "têtes de pin’s" ont érigé un véritable marché parallèle à Rio de Janeiro pour échanger ou vendre ces petits objets, qui célèbrent les jeux olympiques et les pays participants depuis plus de 100 ans.

Pour certains l’échange de pin’s peut aller au delà de la simple passion à l’image de Dan Baker qui n’a raté aucun des événements olympiques depuis 1980. Pour vivre son rêve de collectionneur, l’Américain se fait une obligation d’être présent à tous les jeux olympiques mais n’achète pas de billets pour suivre les épreuves.

"Je pourrais rater ce pin’s spécial que j’ai cherché pendant tous les jeux olympiques si je passe mon temps à suivre les jeux", explique-t-il.

Si la collection de pin’s est considérée comme une activité ayant beaucoup d’aficionados étrangers, les Brésiliens se sont découverts une passion pour les pièces de monnaie commémoratives des jeux olympiques.

Des boutiques officielles aux vendeurs de rue, ces pièces de monnaie, notamment celles en métal d'un réal, ont pignon sur rue. Edvige de Brito, vendeuse de rue fait partie de ces Brésiliens qui ont flairé le filon de la monnaie olympique: Il y a quatre ans, elle sillonnait l’Avenida Rio Branco, principale artère de la ville carioca, en vendant des biscuits à un réal pièce, aujourd'hui elle s’est convertie à la monnaie olympique, une décision qui a bien fait ses affaires étant donné qu’elle vend plus de monnaie que de biscuits.

L’offre commence à 10 réais pour les pièces d’un réal et peut rapidement monter à 300 réais pour les plus rares, alors que celles en métal précieux sont l’apanage de certaines boutiques spécialisées. Au total, 36 monnaies commémoratives ont été créées par la Banque centrale et la Casa de Moeda (Maison de monnaie brésilienne) et 20 millions d'unités ont été produites.

N’empêche que parmi cette profusion de pièces métalliques celle qui représente la remise du drapeau olympique de Londres à Rio de Janeiro demeure la plus rare avec seulement 2.016.000 exemplaires. Ce modèle est le plus recherché et les collectionneurs sont prêts à y mettre le prix.

"Cette pièce peut valoir jusqu'à R 150 réais si elle est en excellent état", affirme la collectionneuse Ana Paula Gama, venue avec son mari, Anderson Smarrini, de l’Etat du Minas Gerais pour trouver les pièces de monnaie manquant à sa collection.

La philatélie olympique connait, elle aussi, des jours heureux lors des jeux, un engouement qui s’explique par les innombrables timbres émis autour du monde pour célébrer le plus important rendez-vous sportif de la planète.

Depuis plus de trente ans, Fernando França Leite a construit patiemment une imposante collection de près de 4.000 timbres, qu’il vend au cœur de sa boutique au nord de Rio.

"Le fait de collectionner les timbres m’a toujours permis de vivre les JO avec plus d’intensité", explique Fernando, antiquaire de profession, en relevant que "même les pays qui n’envoient aucun athlète aux JO produisent de jolis timbres sur le thème olympique".

"C’est la raison pour laquelle les timbres sont une source d’information inédite: ils permettent de célébrer le sport, mais aussi d’autres cultures", poursuit ce passionné pour qui la philatélie est le meilleur moyen de vivre le sport.

"Les timbres sont difficiles à trouver, parfois, mais les médailles ou les pièces commémoratives sont chères. Du coup, c’est plus facile de construire une collection comme la mienne, qui a aujourd’hui acquis une valeur historique", s’est-il réjoui.

Pin’s, autocollants, coupures de journaux, monnaie commémorative ou timbres, tous les objets sont bons pour vivre les JO et compléter des collections, à condition d’avoir les moyens financiers ou des objets intéressants à troquer.

Mercredi 17 Août 2016 - 12:20





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