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Législatives partielles : le PS s'en sort à Strasbourg et s'effondre à Nice


Lundi 23 Mai 2016 modifié le Lundi 23 Mai 2016 - 18:22

En tête à Strasbourg, le Parti socialiste subit une défaite cuisante à Nice (6,5 %), sa candidate étant même devancée par le candidat du Front de gauche.

AFP




Législatives partielles : le PS s'en sort à Strasbourg et s'effondre à Nice
Deux législatives partielles étaient organisées ce dimanche. Le Parti socialiste qui restait sur plusieurs défaites arrive en tête à Strasbourg, mais est largement distancé à Nice.

Le candidat socialiste Éric Elkouby, arrivé largement en tête dimanche au premier tour de la législative partielle dans la 1re circonscription du Bas-Rhin, semble bien placé pour l'emporter au second tour et garder ainsi à gauche ce siège détenu par le PS depuis 19 ans. Éric Elkouby, un proche du député sortant Armand Jung - démissionnaire pour raisons de santé - a recueilli 30,48 % des suffrages, contre 19 % à son principal concurrent, Jean-Emmanuel Robert (LR), qu'il affrontera en duel au second tour.

Le candidat socialiste, qui est également conseiller départemental d'opposition et adjoint au maire de Strasbourg, était l'assistant parlementaire de Armand Jung depuis 19 ans. Il réalise, certes, un score nettement inférieur aux 42 % obtenus par son mentor au premier tour en 2012, mais le résultat de son opposant de droite est également nettement en retrait par rapport aux 28 % obtenus par la candidate UMP en 2012.

L'"îlot rose" de Strasbourg


Le Front national, représenté par Andrea Didelot, recueille 10,44 %, soit à peine mieux que les 9,40 % obtenus il y a quatre ans. Le scrutin, où s'alignaient pas moins de 14 candidats, a été marqué par une très faible participation, de 22,28 % seulement. Dans une Alsace très ancrée à droite et au centre droit, et où Strasbourg (dirigée par le maire PS Roland Ries) fait figure d'"îlot rose", cette circonscription urbaine, entièrement située sur le territoire de Strasbourg (dont une partie du centre-ville) est considérée comme l'une des seules sociologiquement à gauche. Armand Jung y avait été réélu en 2012 avec 62 % des voix au second tour, face à une candidate UMP alors peu connue.

Les résultats sont moins roses à Nice. La candidate des Républicains Marine Brenier a rassemblé 47,4 % des suffrages à l'occasion du premier tour de l'élection législative partielle organisée dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes à la suite de la démission, pour cause de cumul des mandats, de Christian Estrosi, maire de Nice et président de la région Paca. Dans un scrutin où moins d'un électeur sur quatre s'est déplacé aux urnes (taux de participation de 23,33 %) et où huit candidats s'affrontaient, cette jeune femme de 29 ans, adjointe au maire de Nice et conseillère départementale, devance Michel Brutti (FN), qui a rassemblé 30,7 % des suffrages exprimés.

Le grand perdant du scrutin est le Parti socialiste, dont aucune des figures locales n'avait voulu se porter candidat et qui avait attendu le dernier jour pour désigner Chaama Graillat. Cette femme de ménage de 53 ans, simple secrétaire de section du PS à Nice depuis un an, était la seule candidate à se présenter en interne.

Le PS devancé par le Front de gauche


Elle ne recueille pour ce premier tour que 6,5 % des votes et se voit même devancée par le candidat du Front de gauche, Philippe Pellegrini (7,5 %). La candidate PS avait indiqué qu'en cas de duel LR/FN au second tour, il n'était pas "concevable de laisser la circonscription au FN". Dans un communiqué, Christian Estrosi appelle à "amplifier cette dynamique (du 1er tour) comme nous l'avons fait lors des élections régionales en défendant les valeurs républicaines et en combattant avec force le populisme du Front national".

En 2012, lors de la précédente élection législative dans cette circonscription, Christian Estrosi était arrivé en tête au soir du premier tour avec 44 % des suffrages, devant le PS (25 %), le FN (21 %) et le Front de gauche (4 %). Le taux de participation était alors de 58 %. La 5e circonscription des Alpes-Maritimes regroupe 88 000 électeurs, dont 59 000 domiciliés à Nice (dans la partie ouest de la ville), les autres habitant principalement les communes des vallées alpines du Var, de la Vésubie et de la Tinée
Lundi 23 Mai 2016 - 08:58





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