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Législatives: NKM ex-étoile montante poussée vers la sortie par la vague Macron


Vendredi 16 Juin 2017 modifié le Samedi 17 Juin 2017 - 08:14

Nathalie Kosciusko-Morizet était une étoile montante de la politique française, mais dans le nouvelle ère surgie avec l'élection d'Emmanuel Macron, la députée de droite pourrait devoir, à l'issue des législatives, dimanche, se chercher un autre métier.




La bataille est rude pour l'ancienne ministre de l'Ecologie, 44 ans, issue de l'aile centriste du parti de droite Les Républicains. Jeudi, elle en a mesuré toute l'âpreté.

Alors qu'elle faisait campagne sur un marché parisien, la candidate à la silhouette gracile a été agressée par un homme qui l'a notamment traitée de "bobo de merde", lui balançant ses tracts au visage et la faisant trébucher.

Nathalie Kosciusko-Morizet a brièvement perdu connaissance avant d'être conduite à l'hôpital où elle a passé une nuit en observation.

L'incident a suscité un élan de sympathie à l'égard de l'ancienne porte-parole de l'ex-président Nicolas Sarkozy, en passe d'être battue dans sa circonscription de la rive gauche de Paris, où elle est devancée par un candidat pro-Macron, un consultant sans expérience politique.

Le Premier ministre Édouard Philippe lui a rendu visite pour lui exprimer son soutien, condamnant un "acte d'une violence insupportable".

NKM, comme on la surnomme, fait partie des poids lourds politiques qui se battent pour leur survie dans une séquence politique qui a déjà vu tomber des dizaines de figures connues à droite comme à gauche, face à des nouveaux arrivants centristes du président Macron.

Sa situation, dans les quartiers privilégiés des 5e, 6e et 7e arrondissements de la capitale, symbolise le rejet, le "dégagisme" selon le néologisme à la mode depuis la présidentielle, que subit l'élite politique française.

Son adversaire, Gilles Le Gendre, 59 ans, est arrivé très largement en tête au premier tour, avec 41,8% des voix, ne lui laissant que 18,1%, score qui hypothèque un retournement de situation.

Le Gendre est l'un des quelque 400 candidats en passe d'être élus sous la bannière de la République en marche (REM), un mouvement qui vient d'être lancé par M. Macron et devrait remporter près des 4/5e des sièges à l'Assemblée selon les sondages, reléguant dans l'ombre le Parti socialiste et Les Républicains qui régnaient sur la vie politique du pays.

Avec AFP





Vendredi 16 Juin 2017 - 16:16





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