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Législatives : Jean-Luc Mélenchon défie Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais


Samedi 12 Mai 2012 modifié le Samedi 12 Mai 2012 - 21:21




Législatives : Jean-Luc Mélenchon défie Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais
Jean-Luc Mélenchon, arrivé quatrième de l'élection présidentielle sous les couleurs du Front de gauche, a confirmé samedi qu'il allait "défier" Marine Le Pen aux législatives de juin prochain dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Assurant que "ce n'est pas une affaire personnelle", mais "collective", M. Mélenchon a proposé un combat d'idées, pas "une bataille de voyous".

Lors d'une conférence de presse à Hénin-Beaumont, le co-président du Parti de gauche a souligné le "caractère extraordinaire" de la bataille qu'il compte entreprendre. "Je viens parce qu'il y a ici une bataille qui a une signification nationale", voire internationale, a-t-il dit en référence au débat sur la lutte contre la crise financière en Europe.

Cette bataille contre le Front national est une "bataille indispensable", a-t-il poursuivi, repoussant l'idée d'une revanche après avoir terminé derrière Mme Le Pen à la présidentielle. "Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire collective", a-t-il assuré en notant: "La menace que l'extrême droite fait peser sur le pays, je ne l'ai pas inventée".

L'extrême droite, "c'est là qu'est le danger". Aussi, je mets au défi Mme Le Pen. Moi, je ne viens pas ici mener une bataille de voyous" (...) Ce que je veux, c'est que tout le monde soit rendu témoin des arguments que nous avons à donner, pas des cris et des vociférations (...) Donc, je la mets au défi quand elle veut, où elle veut. Ayons ces débats".

"Nous ne sommes pas ici sur les terres de Marine Le Pen, ce n'est pas son fief électoral. Ici, c'est la gauche! C'est le drapeau rouge, c'est la résistance!", a martelé Jean-Luc Mélenchon alors que la dirigeante frontiste est arrivée en tête du premier tour de la présidentielle à Hénin-Beaumont avec 35,4% des voix.

Depuis Perpignan (Pyrénées-Orientales), la patronne du Front national a ironisé sur celui qui avait fait d'elle sa principale cible lors de la présidentielle. "C'est plus de la rage, c'est de l'amour!", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse. Conseillère régionale et ancien membre du conseil municipal d'Hénin-Beaumont, elle a plaisanté: "Je crois qu'il ne peut plus vivre sans moi".
Samedi 12 Mai 2012 - 18:05

Avec AP




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