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Le président séparatiste déchu de la Catalogne appelle à résister à Madrid


Samedi 28 Octobre 2017 modifié le Dimanche 29 Octobre 2017 - 02:10




Le président séparatiste déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont, a appelé samedi les partisans de l'indépendance à s'opposer démocratiquement à l'administration directe de la région par le pouvoir central au lendemain de sa déclaration d'indépendance.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé vendredi, quelques heures après cette proclamation unilatérale d'indépendance, la destitution de l'exécutif autonome de Catalogne, la dissolution du Parlement régional et la tenue d'élections anticipées le 21 décembre dans la région.

La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz Santamaria, a été chargée de superviser le processus de reprise en main de la région par le pouvoir central.

Dans une brève déclaration samedi, Carles Puigdemont a accusé Madrid d'"agression préméditée" contre la volonté du peuple catalan de se constituer en Etat indépendant.

"Il est très clair que la meilleure manière de défendre les gains obtenus jusqu'ici est une opposition démocratique à l'article 155", a déclaré Carles Puigdemont.

L'article 155 de la Constitution espagnole est la disposition juridique qui a permis la mise sous tutelle directe du pouvoir central de la région de Catalogne.

Mais, le président déchu de la Généralité de Catalogne est resté vague sur les mesures à prendre par les partisans de la sécession alors que les autorités madrilènes ont commencé à prendre des mesures de gestion directe de la région.

"Nous continuons à persévérer dans la seule attitude qui peut nous faire gagner. Sans violence, sans insultes, (...) en respectant les gens et les symboles, et aussi en respectant les protestations des Catalans qui ne sont pas d'accord avec ce qu'a décidé la majorité parlementaire", a-t-il dit.

Carles Puigdemont a signé cette déclaration en tant que président de la Catalogne, montrant ainsi qu'il n'acceptait pas son éviction.

Le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo, a déclaré dans un entretien à Reuters TV que si l'ex-président de la Généralité de Catalogne voulait continuer dans la politique, "ce qui est bien, je pense qu'il devrait se préparer pour les prochaines élections" régionales prévues le 21 décembre.

Il n'a en revanche pas précisé ce que ferait le gouvernement si Carles Puigdemont refusait d'abandonner ses fonctions, déclarant seulement que Madrid réagirait avec "intelligence et bon sens".

Les partisans d'une sécession estiment que le référendum du 1er octobre, où le oui" à l'indépendance l'a massivement emporté, leur a donné mandat pour organiser l'indépendance, bien que moins de la moitié des 5,3 millions d'électeurs potentiels aient voté et que Madrid ait déclaré ce scrutin illégal.

Pour apaiser les tensions, la police régionale catalane, les Mossos d'Esquadra, a appelé ses officiers à ne pas prendre parti, selon une note interne que Reuters a pu consulter samedi.

Des doutes ont émergé sur la réponse qu'apporteraient les Mossos d'Esquadra si ordre leur était donné d'évincer par la force Carles Puigdemont et les membres de l'exécutif régional.

Les Mossos sont tiraillés entre pro et anti-indépendantistes, soulignent certains de leurs responsables ainsi que des membres de la police nationale. Certains officiers des Mossos se sont interposés entre la police nationale et ceux qui tentaient de voter durant le référendum d'indépendance.

Le chef de la police catalane Josep Lluis Trapero, qui fait partie des personnes destituées, était devenu le héros des indépendantistes parce que ses forces s'étaient montrées nettement moins dures que la police nationale pour faire appliquer l'interdiction de tenue du référendum. La Haute cour de Madrid lui a interdit le 16 octobre de se rendre à l'étranger et a ordonné la confiscation de son passeport.

Il est accusé de ne pas avoir ordonné de sauver des membres de la police nationale coincés dans un bâtiment à Barcelone lors des manifestations d'indépendantistes du mois dernier.

Samedi 28 Octobre 2017 - 20:43





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