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Le président égypien appelle l'Otan à agir en Libye


Mercredi 4 Novembre 2015 modifié le Mercredi 4 Novembre 2015 - 19:24

Interviewé par le journal "The Daily Telegraph" à l'occasion de sa visite à Londres, le président égyptien a qualifié la Libye de "danger qui nous menace tous".




Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé mardi l'Otan à agir pour la reconstruction de la Libye, en proie à la violence depuis le renversement du régime de Muammar Kadhafi par une insurrection soutenue par l'Otan. Abdel Fattah Sissi était interviewé par le journal britannique The Daily Telegraph à l'occasion de sa visite à Londres, lors de laquelle il doit évoquer des questions de coopération en matière de sécurité avec le Premier ministre britannique David Cameron. « La Libye est un danger qui nous menace tous. S'il n'y a pas de gouvernement, cela crée un vide où les extrémistes peuvent prospérer », explique le président égyptien au Telegraph. « La mission n'a pas été complètement menée. [...] Nous devons soutenir tous les efforts pour aider le peuple libyen et l'économie libyenne », ajoute-t-il. « Nous devons arrêter le flux de fonds et d'armes et de combattants étrangers vers les extrémistes. Tous les membres de l'Otan - y compris la Grande-Bretagne - qui ont pris part au renversement de Kadhafi doivent apporter leur aide », déclare encore le président égyptien.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Muammar Kadhafi, renversé par une insurrection soutenue par plusieurs États de l'Otan. Le pays est le théâtre de combats entre groupes armés qui s'affrontent pour le contrôle des ressources énergétiques, et deux autorités politiques se disputent le pouvoir. Dans cet interview, Abdel Fattah Sissi a également rejeté les hypothèses selon lesquelles l'avion de ligne russe qui s'est écrasé samedi dans le Sinaï égyptien aurait été détruit par un missile ou par une bombe, les qualifiant de « spéculations sans fondement ». Il a aussi critiqué les opérations occidentales de lutte contre l'État islamique en Irak et la Syrie, affirmant que « la carte de l'extrémisme et de l'instabilité est en expansion et ne recule pas. Nous devons réévaluer nos priorités. »
Mercredi 4 Novembre 2015 - 10:26

Avec AFP




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