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Le parti islamiste MSP se retire de l'alliance présidentielle en Algérie


Dimanche 1 Janvier 2012 modifié le Dimanche 1 Janvier 2012 - 14:21




Abou Djara Soltani, président du MSP
Abou Djara Soltani, président du MSP
En vue des échéances électorales de 2012 en Algérie, le Mouvement de la société pour la paix (MSP, parti islamiste modéré) a annoncé dimanche son retrait de l'Alliance présidentielle, au sein de laquelle il cô toyait le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND, du Premier ministre Ahmed Ouyahia), les deux partis du système.

Cette décision a été prise lors de la réunion du Conseil consultatif et devrait déboucher sur le départ du gouvernement des quatre ministres islamistes.

Outre le MSP, l'alliance présidentielle créée en 2004 pour soutenir le président Abdelaziz Bouteflika regroupe le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Le MSP détient quatre portefeuilles ministériels (Pêche, Tourisme, Travaux publics et Commerce) sur 38 dans le gouvernement dominé par le FLN et le RND. Il compte 51 députés sur 389.

"Le MSP ne partage plus la position de ses partenaires au sein de l'Alliance quant à la philosophie des réformes politiques", a déclaré Abou Djara Soltani, président du MSP.

Dans son intervention à l'ouverture des travaux du Conseil, il a dénoncé les deux autres partis membres de la coalition présidentielle, les accusant d'avoir, "au nom des intérêts partisans, vidé de leur substance les réformes politiques", annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika le 15 avril, dans sa tentative de prévenir en Algérie des soulèvements comme en Tunisie et en Egypte.

Ces réformes, dont une nouvelle loi sur les partis politiques, un nouveau code électoral, la promesse de l'ouverture de l'audiovisuel et un nouveau statut pour les élus, avaient été rejetées par les députés du MSP (au nombre de 52), mais adoptées à la majorité des voix du FLN, du RND et des députés indépendants.

Pour Abou Djara Soltani, la page du "partenariat politique" avec le tandem FLN-RND se tourne donc, et l'année 2012 sera "l'année de la compétition politique, dans le cadre d'élections intègres et non celle de l'Alliance" synonyme selon lui de "médiocrité politique qui ne sert ni le pays, ni le citoyen".

Le FLN et le RND ont rejeté les critiques du chef du MSP à leur égard, l'accusant en retour de rompre le lien avec l'Alliance par "calcul tactique", pour ne pas être comptable du bilan du gouvernement, à la veille des élections législatives prévues pour le courant du mois d'avril.

En passant ainsi dans l'opposition, le chef du MSP cherche en effet à se donner une virginité politique afin et capitaliser sur la vague islamiste actuellement à l'oeuvre dans les pays arabes.



Dimanche 1 Janvier 2012 - 13:47






1.Posté par Farid Mnebhi le 02/01/2012 14:11 | Alerter
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Dilemme politique en Algérie, gros cafouillage et maux de tête des autorités algériennesUne lecture neutre de la presse algérienne ces derniers jours, nous amène à nous poser certaines questions sur la volonté des autorités algériennes, civiles et, surtout militaires, à ouvrir le champ politique dans leur pays et offrir au peuple algérien, pour la première fois depuis son indépendance, le droit de s’exprimer librement sur leur devenir.En effet, il de notoriété publique que l’indépendance algérienne, acquise dans le sang et grâce aux kabyles, a été tout simplement confisquée par des anciens enfants de la troupe et des soit disant officiers des armées des frontières (installés à l’époque au Maroc et en Tunisie), et aujourd’hui aux commandes de l’Etat algérien.Toutes les tentatives d’expression de liberté, de démocratie, de justice, des droits de l’homme et de remise en cause du système politique ont été annihilées sauvagement par le système socialo-stalinien instauré par Boumediene et perpétué sans vergogne par ses remplaçants.Après l’élimination physique de tous les chefs historiques, les coups d’Etat, les révoltes kabyles et sociales, des élections législatives annulées et les bains sang, les tortures et les internements dans le sud algérien qui s’ensuivirent, les pseudos dirigeants algériens tentent aujourd’hui d’offrir à leur peuple une démocratie à la mesure de leur propre costume.C’est oublier que les algériens ne sont pas dupes. Avec. Internet, la télévision satellitaire, facebook, twiter ils sont au courant de tous les maux qui secouent leur pays, des détournements financiers de leurs dirigeants et leur l’incompétence, tant au plan interne qu’externe.A quelque mois des présidentielles et des législatives, l’Algérie se cherche encore une nouvelle constitution, une nouvelle loi électorale, un futur président et tente de multiplier le nombre partis politiques afin de diviser la société politique et éviter un remake d’une victoire inéluctable des islamistes avec pour résultat l’annulation des prochaines législatives.D’ailleurs, il semblerait, que les partis islamistes soient en position de force pour les prochaines législatives, notamment après le retrait du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), un des trois partis de l’alliance présidentielle au pouvoir.Ce retrait est motivé par le fait que les lois votées dans le cadre des réformes ont été vidées de leur contenu, notamment sur les libertés, la transparence et l’ouverture politique et de la presse. Tout est dit, il me semble.Par ailleurs, le Front des forces socialistes (FFS), et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) accusent la présidence algérienne et le DRS (service de renseignement) de se livrer à une  guerre pour s’assurer le contrôle de l’islamisme pour sauver le système des passe-droits et de la négation des droits humains.En conclusion, il y a lieu de souligner que l’Algérie vit aujourd’hui un regain politique, sur fond de double verrouillage médiatico-politique avec l’adoption d’une loi sur l’information contraignante pour la liberté de la presse et d’une loi sur les associations interdisant les rassemblements publics, avec pour grande inconnue les salafistes, dont la montée en puissance inquiète une partie de la société algérienne, mais également ses voisins et l’occident.

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