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Le maire de Roanne ne veut accueillir que des réfugiés chrétiens


Lundi 7 Septembre 2015 modifié le Lundi 7 Septembre 2015 - 21:51

L'élu Les Républicains Yves Nicolin craint les "terroristes déguisés" et estime que les réfugiés chrétiens présentent "une garantie suffisante".




Yves Nicolin
Yves Nicolin
Le député-maire de Roanne Yves Nicolin (Les Républicains) s'est dit prêt à accueillir des réfugiés « à la condition qu'ils soient des réfugiés chrétiens », par crainte de « terroristes déguisés », selon des propos diffusés lundi sur France Bleu Saint-Étienne-Loire.

« Ce que je souhaite, c'est que l'on puisse avoir l'absolue certitude que ce ne sont pas des terroristes déguisés. C'est la raison pour laquelle demander à ce que ce soit des chrétiens peut représenter une garantie suffisante », a déclaré l'élu. « Si la France décide d'accueillir sur son sol un certain nombre de familles, et qu'elle décide de les intégrer, c'est-à-dire de leur donner des papiers, la ville de Roanne pourra jouer ce rôle-là, accueillir peut-être une dizaine de familles, mais à la condition qu'il soit bien question de réfugiés chrétiens qui sont persécutés parce que chrétiens en Syrie par Daesh », a-t-il complété.

Le contre-pied du maire de Saint-Étienne


Interrogé sur la persécution d'autres minorités comme les Kurdes, les Yézidis voire les Chiites, Yves Nicolin a appelé à prendre « toutes les précautions possibles ». « Cela mettra plus de temps pour vérifier que ce sont des gens qui sont bien persécutés, que ce ne sont pas des réfugiés économiques, qu'ils quittent leur pays en urgence parce que Daesh souhaite les liquider sur leur territoire », a affirmé le maire de Roanne.
La position d'Yves Nicolin tranche avec celle du maire de Saint-Étienne (LR) Gaël Perdriau qui, samedi, a décidé d'accueillir « selon nos capacités, ceux qui tentent d'échapper à la guerre et à la mort ». « J'appelle, au-delà de tout clivage, l'ensemble des responsables politiques locaux et nationaux à saisir sans crainte une situation qui n'oblige qu'à une seule décision : j'accueille », a souligné M. Perdriau dans un long communiqué.
Lundi 7 Septembre 2015 - 11:01

AFP




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