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Le clan du président algérien Bouteflika éclaboussé par les affaires de corruption


Dimanche 31 Mars 2013 modifié le Dimanche 31 Mars 2013 - 23:38

Des perquisitions spectaculaires au domicile de Chakib Khelil, le ministre de l'Énergie, qui fut pendant dix ans l'un des hommes les plus puissants d'Algérie et que les rumeurs disent en fuite à l'étranger. Un cambriolage dans les bureaux du tribunal d'Alger. Et des enquêtes en Italie, au Canada, aux États-Unis, sur de douteuses passations de marchés.
Les scandales de corruption n'en finissent plus d'éclabousser le groupe pétrolier Sonatrach, première entreprise d'Afrique, source de 98 % des recettes d'exportations de l'Algérie, et le clan du président Bouteflika.




Bouteflika et Chakib Khelil
Bouteflika et Chakib Khelil
Avec l'ouverture en Italie, début février, d'une enquête par le parquet de Milan sur l'éventuel versement de 197 millions de dollars de pots-de-vin par le géant énergétique ENI à des responsables algériens en échange de contrats.

Devant les possibles prolongements du scandale au Canada (SNC-Lavalin), mais aussi aux États-Unis, où un juge fédéral a été chargé d'enquêter sur des contrats passés entre Sonatrach et des sociétés américaines impliquées dans le secteur de l'énergie et des hydrocarbures (US Anadarko, Kellogg Brown & Root), Abdelaziz Bouteflika, pourtant peu enclin à s'exprimer sur l'actualité, a affirmé qu'il ne pouvait «passer sous silence» ces scandales et qu'il comptait sur la justice pour «sanctionner les coupables». Mais Halim Feddal, secrétaire général de l'Association nationale de lutte contre la corruption, n'y croit pas. «C'est oublier que la justice algérienne est instrumentalisée par l'exécutif et que la corruption s'est généralisée sous le règne de Bouteflika.»

Le président de l'association, Mustapha Atoui, ajoute, pessimiste: «Contre cela, les Italiens, qui ont sans doute ouvert l'enquête sur des informations venues de chez nous et qui ont beaucoup d'intérêt en Algérie, ne pourront rien faire.» Au début de l'année, l'ONG Transparency International a classé l'Algérie parmi les pays les plus exposés à la corruption. Aux côtés de la Syrie, de l'Angola ou encore de la Libye.

Dimanche 31 Mars 2013 - 22:35





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