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Le Maroc, pays le plus stable dans la région du Maghreb (Think-Thank international)


Vendredi 15 Avril 2011 modifié le Vendredi 15 Avril 2011 - 10:33




Le Maroc, pays le plus stable dans la région du Maghreb (Think-Thank international)
Le Maroc est le pays le plus stable dans la région du Maghreb, qui connaît actuellement de profondes mutations sociopolitiques, indique une étude sur le Maghreb publiée par le Think-Thank " The Association For International Affairs " (AMO), basé à Prague (République Tchèque).
A l'heure des changements qui secouent le monde arabe, l'Union du Maghreb Arabe (UMA) demeure paralysée et pénalisée par la fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie depuis 1994, soulignent les auteurs de cette étude diffusée sur le site de l'Association pour les affaires internationales (www.amo.cz).

La fermeture de ces frontières constitue un obstacle à l'instauration d'une coopération économique et sécuritaire fructueuse entre les deux pays voisins, ajoute l'étude, précisant que la situation de statu quo prévalant dans la région "n'est plus tenable" d'autant plus qu'elle porte atteinte à l'intégration maghrébine.

Selon les analystes du centre d'études stratégiques et internationales, cette situation de blocage est aussi une menace pour la sécurité de la région, entrainant des retombées négatives sur les économies des pays du Maghreb.

Le maintien de la fermeture des frontières maroco-algériennes est intimement liée à la question du Sahara qui reste un point d'achoppement entre Rabat et Alger, poursuit l'étude réalisée par des experts de renommée internationale.

Ce conflit régional, qui dure depuis plus de trois décennies, hérité de l'ère de la guerre froide, demeure l'un des dossiers épineux dans la région d'Afrique du Nord, relève l'étude, indiquant que les parties concernées (le Maroc, l'Algérie et le Polisario) ne parviennent toujours pas à trouver un terrain d'entente et à aboutir à une solution consensuelle, en dépit de plusieurs rounds de pourparlers tenus sous l'égide de l'ONU.

L'étude rappelle, à cet égard, le discours royal du 9 mars, un discours qualifié d'"historique et sans précédent" dans lequel le Souverain a souligné l'importance de consolider les fondements de la régionalisation à travers tout le pays, avec, en tête, les provinces du Sud du Royaume, une régionalisation confortant les choix de la décentralisation, de la démocratie et de l'ouverture économique.

Les experts de l'International Foreign Affairs Association mettent aussi en avant la pertinence de l'Initiative marocaine d'autonomie au Sahara, une initiative saluée par le Secrétaire général de l'ONU comme une "solution crédible" susceptible de mettre fin à l'impasse et progresser vers une solution politique.

Cette initiative, accueillie favorablement par la communauté internationale, mérite d'être examinée sérieusement à la table de négociation, soutient l'étude, précisant que cette proposition a joué un rô le clé dans les pourparlers directs de l'ONU sur le Sahara, tenus à Manhasett (près de New York).

L'étude tire aussi la sonnette d'alarme sur la grande menace qui pèse sur la sécurité du Maghreb en raison du non-règlement de la question du Sahara et la dégénérescence des structures du Polisario dont certains éléments des mercenaires s'investissent dans le trafic d'armes et de drogues, un trafic florissant dans la région sahélo-saharienne.

Au fil des années, le fossé n'a cessé de se creuser de plus en plus entre les dirigeants du Polisario et les habitants des camps de Tindouf, en particulier les jeunes, en quête de liberté, souligne l'étude, indiquant que les camps de Tindouf ont également connu des soulèvements populaires réclamant des changements réels et profonds.

Contrairement aux autres pays de la région, le Maroc "a su gérer de manière judicieuse et pondérée le mouvement de protestation des jeunes, en privilégiant les moyens pacifiques et les canaux de dialogue", relève l'étude, indiquant que le Royaume s'est engagé sur la voie des réformes sociales, économiques et politiques des années bien avant le déclenchement du mouvement de protestations dans le monde arabe.

"Le Maroc a su faire face de manière appropriée et positive aux revendications sociales des Marocains", ajoute la même source, mettant l'accent sur l'importance des réformes constitutionnelles annoncées par SM le Roi Mohammed VI dans Son discours "historique" du 09 mars.

En conclusion, les auteurs de l'étude se félicitent de la voie empruntée par le Royaume qui évolue progressivement vers une véritable monarchie parlementaire.

Vendredi 15 Avril 2011 - 10:19

(Source MAP)





1.Posté par lilou le 17/04/2011 10:47 | Alerter
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ET CECI GRACE A SON ROI.

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