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Le Maroc mise sur son ouverture, sa stabilité et sa cohésion sociale pour drainer davantage d'investissements (Amara)


Samedi 9 Juin 2012 modifié le Dimanche 10 Juin 2012 - 13:24




Abdelkader Amara.
Abdelkader Amara.
L'ouverture du Maroc, sa stabilité politique et sa cohésion sociale sont "les atouts fondamentaux" à même de renforcer la capacité de l'économie nationale à attirer des investissements étrangers, a déclaré, samedi à Paris, le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara.

Ouvrant les travaux d'un colloque sur les "défis pour les chantiers stratégiques du Maroc", tenu au siège de la prestigieuse Académie diplomatique internationale, M. Amara a souligné la détermination du gouvernement marocain à oeuvrer pour tirer un meilleur profit de ces atouts susceptibles de renforcer le positionnement de l'économie nationale dans un contexte de crise, et améliorer son attractivité de l'investissement, garant de "la croissance économique, le transfert de technologies et de la promotion de l'emploi".

La stabilité politique dont jouit le Royaume, consacrée par la nouvelle constitution qui a élargi les prérogatives d'un gouvernement responsable, outre ses dispositions prônant la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice et la bonne gouvernance, conforte la crédibilité et la confiance des investisseurs étrangers dans la destination Maroc dans un contexte du crise économique, a-t-il assuré devant un auditoire d'étudiants, de professionnels et de politiques marocains et français.

"Le Maroc a su gérer de manière très intelligente et sage le +printemps arabe+" et "l'ouverture des chantiers constitutionnels va lui permettre d'aller de l'avant", a-t-il ajouté, lors de ce colloque organisé à l'initiative de l'Association des Etudiants Marocains de France (AEMF).

Ces efforts viennent ainsi appuyer l'orientation d'ouverture économique dans laquelle s'est toujours inscrit le Royaume en multipliant les liens commerciaux avec l'Afrique, l'Europe et l'Amérique, confortée par des accords de Libre-échanges avec différents pays.

Sur le plan de la cohésion sociale, le Maroc cultive "une capacité exceptionnelle de tolérance et de dialogue qui n'existe pas dans d'autres pays", a-t-l relevé.

Le ministre reconnait, en revanche, l'existence d'un certain nombre de défis à relever par l'économie marocaine, notamment en ce qui concerne les "lourdeurs administratives" et le problème de corruption, tout en assurant que "le pays peut capitaliser sur les réformes déjà entreprises", en particulier les efforts menés pour l'évolution du système financier, l'amélioration du climat des affaires et de la capacité de drainer les investissements, ou encore la mise en oeuvre des stratégies sectorielles.


Christian Cambon
Christian Cambon
De son côté, le Président du groupe interparlementaire d'amitié France-Maroc au Sénat français, Christian Cambon, a salué "la vision d'avenir du Maroc" à la faveur de "ces atouts considérables", se disant convaincu que la relation franco-marocaine continuera à être au coeur de cet avenir, aussi bien sur le plan politique qu'économique.

Il s'est félicité des progrès qui ont permis au Maroc de maîtriser son développement et d'avancer dans sa lutte contre la pauvreté, grâce à des "réalisations extraordinaires" comme le Port Tanger Med, le TGV et l'implantation du constructeur automobile français Renault qui n'a pu se faire dans ce pays sans "une volonté de travail et la présence du savoir-faire et des compétences requises".

Cette dynamique de développement est d'autant plus importante, selon lui, qu'elle concerne les différentes régions du Royaume, y compris les provinces du sud.

A cet égard, il a rappelé qu'il avait déjà eu l'occasion de constater de visu les différentes réalisations d'infrastructures et autres projets de développement économique et social dont bénéficie la région où il s'était rendu à la tête d'une délégation de sénateurs et réitéré, pour la circonstance, son appui au plan marocain d'autonomie pour le règlement de la question du Sahara, soutenu par la France.

Plusieurs intervenants lors de cette rencontre ont mis en avant les opportunités d'investissement au Maroc dans le cadre de deux tables rondes axées sur "les aspects économiques et plus précisément la place qu'est amené à prendre le Maroc au niveau régional et mondial", et "le rôle que doit jouer la classe politique nationale dans son ensemble dans la construction du Maroc post-réforme constitutionnelle de 2011".

Le débat sur le volet politique du colloque a été marqué notamment par la participation de MM. Khalid Naciri, membre du bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Anis Birrou, membre du bureau politique du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Ali Belhaj, responsable de la commission économie du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Charles Saint-Prot, directeur de l'Observatoire d'Etudes Géopolitiques (OEG- Paris) et Rachid Benzine, islamologue.

Le colloque qui s'est déroulé en présence du chargé d'affaires de l'ambassade du Maroc à Paris, M. Redouan Adghoughi, a également été marqué par la participation de professionnels marocains, dont Moulay Hafid Elalamy, PDG du groupe marocain Saham, Abdelmalek Alaoui, Président de l'association Marocaine d'Intelligence Economique (AMIE) et la consultante Fatine Layt, aux côtés de représentants du patronat français "Medef International" et de groupes français présents au Maroc (Safran, BRED Banque Populaire).
Samedi 9 Juin 2012 - 23:06

Atlasinfo avec MAP




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