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Le Maroc compte réduire sa dépendance au pétrole à horizon 2020 (Fouad Douiri)


Mardi 15 Mai 2012 modifié le Mercredi 16 Mai 2012 - 07:29




Fouad Douiri
Fouad Douiri
Le développement des énergies renouvelables au Maroc devrait fortement réduire dans les années à venir et à l'horizon 2020 sa dépendance vis-à-vis du pétrole, a indiqué mardi à l'AFP le ministre de l'Energie et de l'Environnement Fouad Douiri.

"80% de nos besoins en énergie sont importés et il est crucial de diminuer cette dépendance", a-t-il dit en marge de la conférence sur les énergies renouvelables au Moyen Orient et en Afrique du nord (MENAREC 5) qui se tient mardi et mercredi à Marrakech.

Le Maroc s'est lancé il y a une dizaine d'années dans un ambitieux programme de promotion des énergies renouvelables visant à porter à horizon 2020 la puissance installée à 4.000 MW, à parts égales entre éolien et solaire.

De ce fait, la contribution des énergies renouvelables dans la production d'électricité sera portée à 42% contre environ 25% actuellement.

D'ores et déjà des projets dans les domaines de l'éolien et du solaire ont vu le jour. Dans le seul éolien cinq projets de 720 MW sont en chantier pour une mise en service en 2012 et pour un coût de 12 milliards de dirhams (1,09 md d'euros).

Avec 3.500 km de côtes, le Maroc possède un important gisement d'énergie éolienne avec un potentiel de 6.000 MW environ.

Le ministre a également insisté sur "l'importance de l'intégration des marchés et des réseaux électriques" au niveau des pays du Maghreb et avec les pays européens. "Il existe déjà des interconnexions avec des pays comme l'Algérie et l'Espagne (...) mais il nous faut aller plus loin".

"Les marchés locaux sont des petits marchés, et les investissements sont très coûteux. Il faut agir dans une optique régionale" a-t-il ajouté.

"Le recours aux énergies renouvelables, propres et inépuisables, et à l'efficacité énergétique devient une nécessité et non plus un choix", a par ailleurs lancé le ministre dans son discours d'ouverture.

Selon lui, les pays de la région MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord) font face à de multiples contraintes et incertitudes tant climatiques qu'énergétiques, avec une forte croissance de la demande d'énergie et des prix des énergies fossiles volatils et durablement élevés.

"La réussite de la transition énergétique vers les énergies renouvelables pour nos pays", a-t-il poursuivi, "requiert la mise en oeuvre de véritables partenariats, impliquant un engagement encore plus fort du secteur privé et de l'ensemble des acteurs concernés".

De hauts responsables de pays comme l'Algérie, la Tunisie et la Libye, présents à cette conférence, se sont montrés favorables à une telle intégration et à la coopération en matière d'énergie renouvelable.

Cette conférence a été initiée en partenariat avec le ministère fédéral allemand de l'environnement et de la sûreté nucléaire (BMU) et l'agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Y participent également des banques et organisations régionales et euro-méditerranéennes.

Cette conférence se tient à un mois de la conférence Rio+20 devant permettre à la communauté internationale de réaffirmer son attachement à la fourniture d'énergies modernes, plus propres et plus efficaces.


Mardi 15 Mai 2012 - 18:24

Avec AFP




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