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Le Maroc attire l'attention de l'ONU sur la situation des enfants des camps de Tindouf


Jeudi 4 Septembre 2014 modifié le Vendredi 5 Septembre 2014 - 06:48

Le Maroc a attiré, jeudi à Genève, l'attention du Comité des Nations unies pour les droits de l'enfance sur la situation dramatique des enfants dans les camps de Tindouf, victimes de toute sorte de violations.




Lors d'un débat interactif avec le comité, la ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui a appelé l'Algérie, en tant que pays d'accueil des camps, à assumer ses responsabilités en vertu des instruments internationaux des droits de l'Homme.

Mme Hakkaoui s'exprimait à l'occasion de l'examen des 3e et 4e rapports périodiques du Royaume sur l'application de la convention des droits de l'enfant ainsi que du rapport initial sur l'application du protocole facultatif à la convention des droits de l'enfant concernant l'implication des enfants dans les conflits armés.

"Le monde est choqué chaque jour par la situation des enfants innocents se retrouvant dans des zones de conflit armés, confrontés au recrutement et à l'utilisation enfant-soldat, à l'embargo, à l'éloignement de leur foyer et de leur communauté", a déploré la ministre qui a présidé la délégation marocaine prenant part à l'examen.

Le Royaume considère le service militaire non obligatoire pour les adultes et "n'inclue en aucun cas les enfants", a rappelé Mme Hakkaoui qui a lancé un appel "à toutes les personnes de conscience à l'action commune et collective pour mettre fin aux différentes tragédies engendrées par l'implication des enfants dans les conflits armés".

Le Maroc, a-t-elle dit, réitère son engagement à poursuivre son interaction avec le comité des droits de l'enfant et l'ensemble des mécanismes de l'ONU, animé de la ferme volonté de servir la cause des droits de l'Homme et de débattre des diverses questions y afférentes.

Elle a notamment cité les questions des travailleurs domestiques, de la migration, des enfants réfugiés et des enfants de la rue, affirmant que le Royaume "est prêt à réagir de manière positive aux observations du comité et de collaborer avec les différents mécanismes des Nations unies".

Au cours de cette séance de débat, le délégué interministériel aux droits de l'Homme, Mahjoub El Hiba a mis en évidence la nouvelle politique migratoire initiée par le Roi Mohammed VI en vue d'améliorer les conditions des migrants et des demandeurs d'asile. Cette initiative, fondée sur une approche humaniste, vise la régularisation de la situation des demandeurs d'asile, des réfugiés et des migrants avec un traitement préférentiel pour les mineurs, ainsi que la mise en place d'une protection légale en leur faveur.

Une commission interministérielle, a-t-il relevé, se penche sur la mise à niveau de l'arsenal juridique en lien avec les droits de l'Homme, particulièrement en matière de traite et d'asile, compte tenu aux instruments internationaux liés aux droits de l'enfant.

M. El Hiba a, dans le même contexte, assuré que la législation actuelle interdit le refoulement de toute femme enceinte et de tout mineur étranger.

Par la même occasion, la délégation marocaine a indiqué que le Royaume se dote aujourd'hui des moyens juridiques pénalisant les actes d'enrôlement des enfants dans les conflits armés, ainsi que le phénomène de traite et toute forme d'exploitation sexuelle des enfants.

Elle a également souligné qu'un projet de loi relatif aux travailleurs domestiques, en cours de discussion au parlement, devra définir la liste des travaux dangereux pour les enfants et contribuer à une meilleure protection de l'enfance.

A l'issue de cette rencontre, les experts du comité ont rendu hommage au Maroc pour la qualité de sa participation à la 67e session de cette instance, son esprit d'ouverture et son engagement en faveur de l'amélioration de la condition de l'enfance.
Jeudi 4 Septembre 2014 - 17:56





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