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Le Maroc appelle au respect de l'intégrité territoriale des Etats


Lundi 22 Septembre 2014 modifié le Lundi 22 Septembre 2014 - 22:07

Le Maroc a appelé, lundi devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève, au respect de l'intégrité territoriale des Etats comme "un paramètre fondamental du droit à la paix".




Le Maroc appelle au respect de l'intégrité territoriale des Etats
Lors d'un débat du Conseil sur le rapport présenté par le groupe de travail sur "le droit à la paix", le chargé d'affaires du Royaume à Genève, M. Hassan Boukili a affirmé que le Maroc poursuivra sa contribution de manière active et constructive aux discussions visant à définir les contours du projet de déclaration sur le droit à la paix.

"Le Maroc a avancé des propositions concrètes et positives pour enrichir le débat ainsi que le contenu du texte de ce projet", a-t-il rappelé, ajoutant que la question de la paix englobe plusieurs paramètres et dimensions sécuritaires, économiques, culturelles et humanitaires.

Le royaume, a dit le diplomate, considère que la paix est étroitement liée au respect des principes de maintien de relations amicales et de bon voisinage, en particulier la non-utilisation du territoire national d'un Etat pour menacer l'unité nationale et l'intégrité territoriale d'un Etat voisin.

"Le droit à la paix est également tributaire de l'engagement des Etats voisins de manière sincère et constructive dans les processus politiques pour le règlement pacifique des différends, par le biais des négociations", a-t-il relevé.

Il a à cet égard fait observer que la poursuite par l’Algérie de projets séparatistes, sous couvert d'un principe onusien, est une menace à la paix et à la sécurité régionale et internationale. Il s'agit là, a-t-il noté, d'une violation de tous les principes de la Charte des Nations unies, notamment celui de la promotion des relations amicales entre les Etats.

Le droit à la paix régionale et internationale, a-t-il indiqué, "est gravement affecté par l'engagement d'un Etat à soutenir militairement, diplomatiquement et financièrement le séparatisme ou la rébellion pour nuire à la stabilité, la paix et la sécurité d'un Etat voisin.

L'autodétermination est un droit déclaratoire qui concerne également les peuples autochtones, a expliqué M. Boukili, affirmant que l'exploitation politique de ce droit à des fins de balkanisation d'une région représente une menace à la sécurité régionale et une négation du droit à la paix.

Rappelant que l'autonomie est consacrée dans la doctrine et la pratique de l'ONU comme la forme suprême d'exercice de ce principe dans l'époque post-guerre froide, le diplomate a souligné que "la solution d'autonomie permet de régler de manière consensuelle les différends politiques, dans le cadre de la souveraineté des Etats et partant de préserver la paix, la sécurité et le développement de la région".

Il a, dans ce cadre, précisé que le droit à la paix est directement lié à l'abstention d'un Etat de critiquer les droits de l'Homme ou de les instrumentaliser contre un Etat voisin afin de porter atteinte à son image internationale, à sa sécurité nationale ou à son intégrité territoriale.

"La paix est également tributaire de la démilitarisation des camps de réfugiés. Celle-ci constitue une menace directe pour la sécurité des réfugiés et une violation flagrante de la paix et de la sécurité régionale et internationale", a-t-il fait remarquer.

Sur le même registre, le chargé d'affaires a ajouté que le droit à la paix dépend étroitement du respect des droits humains des populations réfugiées sur le territoire national d'un Etat et de la levée du blocus qui leur est imposé. Le maintien d'une population pendant des décennies dans des campements de réfugiés, dans des conditions inhumaines, est une atteinte au droit à la paix et à la dignité humaine, a-t-il poursuivi.


M. Boukili a également rappelé que "la démission d'un Etat de ses obligations internationales à l'égard des violations des droits de l'Homme des réfugiés qu'il est supposé protéger, représente une violation du droit à la paix, tant en vertu du droit international des droits de l'Homme que du droit international des réfugiés".
L'opposition d'un Etat pendant des décennies au recensement et à l'enregistrement d'une population dont il est censé protéger, est une obstruction à son accès libre à ses droits humains les plus élémentaires et partant, une violation flagrante du droit à la paix dans la région, a-t-il conclu.


Lundi 22 Septembre 2014 - 18:57





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