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Le Maroc ambitionne d'éradiquer l’"hépatite virale C" d’ici 2030 (responsable)


Lundi 17 Avril 2017 modifié le Lundi 17 Avril 2017 - 23:38

Le Maroc ambitionne d’éradiquer l’épidémie des hépatites virales C (HVC) d’ici 2030 à travers son nouveau plan national de lutte contre les HVC, développé récemment par le ministère de la Santé, a indiqué, lundi à Casablanca, le directeur de la Direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Abderrahman Maâroufi.




Intervenant lors d'un panel sur "Hépatite C : Quelle prise en charge en 2017 ?", initié dans le cadre de la première rencontre "Menafrique-Santé", M. Maâroufi a fait valoir que "ce plan vise à éliminer l’HVC en tant que problème de santé public conformément aux orientations et objectifs du développement durable", précisant que le ministère de la Santé s’apprêter à lancer ce plan au niveau des différentes structures du Royaume.

Ce plan s’appuie sur cinq axes principaux, dont le dépistage actif de l’HVC auprès des populations les plus exposées à cette maladie, la prise en charge des personnes dépistées, la prévention de la transmission de la maladie, le développement d’un système d’information et de surveillance pour suivre l’impacte et la mise en œuvre du plan au niveau national ainsi que la mise en place d’un comité national de coordination et de gouvernance de ce plan stratégique, a-t-il précisé.

Et d’ajouter que cette nouvelle stratégie prévoit une prise en charge et un traitement à faible coût des personnes atteintes grâce à la généralisation du Régime d'assistance médicale (RAMED) et à la mise sur le marché des médicaments génériques (notamment le Sofosbuvir) grâce à l’engagement de l’Etat et à la forte mobilisation de la société civile.

Par ailleurs, Madoky Diop, médecin interniste et expert sénégalais des HVC, a fait observer que l’hépatite virale est une maladie silencieuse vu que la plupart des porteurs ignorent qu’ils en sont atteints, soulignant que l’infection évolue lentement et seule la sensibilisation et la prévention peut aider.

L'expert a fait savoir que les nouveaux traitements médicaux augmentent considérablement les chances de guérison des personnes atteintes d'hépatite B ou C, appelant vivement les gouvernements africains à renforcer la coopération sud-sud dans ce domaine afin de mettre à la disposition de personnes atteintes de cette maladie au niveau du continent toutes les nouvelles thérapies mises au point contre les inflammations aiguës et chroniques.

Pour Salim Guermaii, directeur général des Laboratoires pharmaceutique Galenica, le Maroc a pu développer une expertise extrêmement valorisante à travers la mise en place d’un système de santé performant, notamment sur le plan pharmaceutique.

"Le Maroc dispose aujourd’hui d’un cadre réglementaire qui définit parfaitement le rôle, la règlementation et les responsabilités des professionnels de la santé, particulièrement des pharmaciens", a-t-il soutenu dans une déclaration à la MAP, notant dans ce sens que le Royaume dispose d’une industrie pharmaceutique performante qui fabrique les médicaments depuis 60 ans avec une qualité de haut niveau.

Cet évènement de deux jours, initié sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, s’inscrit dans le cadre des orientations et du travail extraordinaire réalisé par le Souverain en matière de coopération sud-sud, particulièrement entre le Maroc et les pays du continent africain, a souligné M. Guermaii, ajoutant que cette rencontre s’assigne pour objectif de développer la santé et l’industrie pharmaceutique en Afrique à travers la coopération, le partage des expériences et des expertises et le transfert des technologies et du savoir.

Il a, par ailleurs, estimé que la santé représente un vecteur de développement durable, relevant dans cette optique "qu’un citoyen en bonne santé est un citoyen dynamique et actif". Partant de ce constat, promouvoir la santé c’est investir le développement de son pays, a-t-il conclut.

En marge de cette première rencontre "Menafrique-Santé", marquée par la présence d’un parterre de ministres africains et d'ambassadeurs, il a été procédé à la signature d'une convention portant création du comité permanent Menafrique-Santé (CPMS) visant le développement de la santé et du médicament à travers le suivi et la coordination des actions décidées par le Comité CPMS dans les domaines portant sur la politique de la Santé et médico-pharmaceutique, l’enregistrement des médicaments et des produits de santé et le contrôle de qualité des médicaments et le développement de leur qualité entre autres.

Au menu de cette manifestation, figurent des conférences sur des thématiques telles que "Maladies infectieuses : Problématiques et attentes", "Hépatite C : Quelle prise en charge en 2017 ?", "Accès à des médicaments de qualité", "Formation aux métiers de médicaments et transfert de technologie", "Le marché pharmaceutique dans le monde en Afrique", "Maitrise de la qualité du médicament : rôle et nécessité d’un laboratoire national de contrôle des médicaments".

(Avec MAP)
Lundi 17 Avril 2017 - 23:33





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