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Le Mali, la France et le Maroc travaillent main dans la main pour défendre l'intégrité et la souveraineté du Mali


Samedi 2 Février 2013 modifié le Samedi 2 Février 2013 - 23:18




Charles Fries
Charles Fries
Le Mali, la France et le Maroc travaillent main dans la main pour défendre l'intégrité et la souveraineté du Mali, ont affirmé les ambassadeurs de la France et du Mali à Rabat, respectivement Charles Fries et Toumani Djimé Diallo.

"Le Mali, la France et le Maroc n'ont cessé de travailler main dans la main au sein des instances internationales pour défendre l'intégrité et la souveraineté du Mali", ont souligné les diplomates français et malien, dans une Tribune conjointe, publiée par le quotidien +Le Matin du Sahara et du Maghreb+ dans son édition de samedi/dimanche, précisant que depuis le début de cette crise, le Maroc a joué un rôle déterminant.

"C'est sous la présidence marocaine du Conseil de sécurité qu'a eu lieu le vote de la résolution 2085 prévoyant le déploiement de la force africaine", ont rappelé les deux ambassadeurs, se félicitant que le Royaume a été le premier pays à apporter une assistance humanitaire à ce pays en annonçant une contribution de 5 millions de dollars à la population malienne, lors de la conférence d'Addis Abeba.

Le soutien opérationnel apporté par le Maroc, à travers l'ouverture de son espace aérien aux avions français, a été également un facteur décisif pour permettre le succès de l'opération en cours, ont-ils relevé, notant que le soutien apporté par le Maroc doit être salué.


Toumani Djimé Diallo
Toumani Djimé Diallo
Les deux diplomates préviennent toutefois que "le rétablissement de la souveraineté du Mali passe par la stabilisation dans la durée du nord du pays" et qu'il revient à la mission de la force africaine qui sera déployée dans les semaines à venir de rétablir l'ordre.

Ils ont, par ailleurs, insisté que l'avenir du Mali passe par la mise en œuvre d'une transition politique, tracée par la feuille de route adoptée par le gouvernement et le Parlement maliens, prévoyant notamment l'organisation d'élections d'ici le 31 juillet prochain et l'ouverture de négociations avec les mouvements du Nord qui rejettent le terrorisme et narcotrafic et reconnaissent l'intégrité territoriale du Mali.

Pour réussir cette transition politique, le gouvernement français reste, selon les deux ambassadeurs, favorable au déploiement d'observateurs internationaux qui veilleraient au respect des droits de l'Homme, rappelant que l'intervention française au Mali s'inscrit dans le respect de la légalité internationale et dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité et que la présence de la France n'est que temporaire, en attendant que la force africaine soit en mesure de reprendre le relais

Ils ont réitéré que la France n'est pas intervenue dans ce pays, aux côtés des forces maliennes, pour sauvegarder des intérêts économiques ou commerciaux, ou encore convoiter des ressources naturelles, mais plutô t pour défendre la souveraineté et l'indépendance d'un pays ami à la merci du terrorisme, le protéger d'extrémistes qui souhaitaient le plonger dans l'obscurantisme et assurer la sécurité de la région qui va du Sahel à l'Europe en passant par le Maghreb.

Avec la libération de Gao, Tombouctou et Kidal, trois semaines après l'appel à l'aide lancé par le Président Traoré à la communauté internationale, "l'armée malienne et l'armée française n'ont pas seulement contribué à restaurer l'intégrité du Mali. Elles ont également défendu notre sécurité à tous, y compris celle du Maroc et de la France", se sont félicité les deux ambassadeurs.


Samedi 2 Février 2013 - 15:24





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