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Le FN dénonce la levée d'immunité de Marine Le Pen


Mardi 2 Juillet 2013 modifié le Mardi 2 Juillet 2013 - 23:14




Le FN dénonce la levée d'immunité de Marine Le Pen
Le Front national a raillé mardi le Parlement européen, après la levée de l’immunité de sa présidente Marine Le Pen.
«Cette décision exprime la crainte croissante de l’oligarchie face à l’irrésistible montée en puissance d’un mouvement patriote qui porte haut et fort la parole du peuple et propose de réelles solutions aux problèmes des Français», écrit le parti d’extrême droite dans un communiqué. Marine Le Pen a, pour sa part, dénoncé sur BFMTV une «rupture» par le Parlement européen d’une «jurisprudence» protégeant la liberté de parole des députés.

«Mais moi, je suis un cas à part. Je ne peux pas être protégée parce que je suis un adversaire politique et peut-être plus dangereuse que les autres, compte tenu de mes résultats dans les sondages ou dans les partielles», a-t-elle dit. Pour la présidente du FN, cette décision, qui «déshonore le Parlement européen», «permettra cependant de remettre sur le devant de la scène le sujet de la laïcité et de ses violations qui sont quotidiennes en France».

«Je vais maintenant me défendre devant le tribunal et je suis absolument convaincue qu’il me donnera raison et protègera mon droit à dire aux Français la vérité sur la situation, notamment, des prières de rue, mais pas seulement», a-t-elle ajouté. «Moi, j’assume mes propos, et ces propos je les défendrai et je prouverai devant le tribunal qu’il ne s’agit là en aucune manière qu’une quelconque provocation à la haine (...) mais bien d’un constat qui est partagé par une majorité de Français», a-t-elle dit.

La présidente du FN est visée par une information judiciaire ouverte à Lyon pour «provocation à la discrimination, à la violence et à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur religion». En décembre 2010, lors d’une réunion publique devant des militants frontistes, elle avait dénoncé dans un discours les «prières de rue» de musulmans, les qualifiant «d’occupation», sans «blindés (ni) soldats», mais d'«occupation tout de même».

Mardi 2 Juillet 2013 - 15:54





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