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Lancement d'une « initiative pour un changement démocratique en Algérie »


Mercredi 18 Avril 2012 modifié le Samedi 21 Juillet 2012 - 14:43




Lancement d'une « initiative pour un changement démocratique en Algérie »
Partant du constat qu’au lendemain d’une « indépendance confisquée » qui a mis les Algériennes et les Algériens « sous tutelle », le Mouvement Rachad a décidé de lancer une « initiative pour un changement démocratique en Algérie ».

« Durant un demi-siècle, et à la veille du cinquantenaire du recouvrement de l'indépendance, même si le pouvoir apparent a souvent mué, le système prédateur et corrompu est resté intact. La force continue de supplanter le droit, et les aspirations des Algériennes et des Algériens à une vie digne sont toujours mises entre parenthèses », indique lundi un communiqué de ce Mouvement politique algérien qui dénonce un « système de pouvoir occulte, adossé à une façade civile, en perpétuelle mutation, un triomphe du machiavélisme et du cynisme politique, qui lui permettront de neutraliser, de domestiquer et de réprimer toute tentative de remise en cause de l'ordre établi ».

Selon Rachad, « Il en est né un La résignation, la fatalité, la morosité, et la déception, faute de projet et de repères, ont enfoncé le pays tout entier dans une fuite éperdue en avant, et l'ont mené à l'impasse ! » « Comment prétendre être fidèle aux idéaux de Novembre 54 devant l'absence de toute initiative politique appropriée, face à une démission érigée en statu quo, voire à une sorte de consensus rampant, entre des groupes qui ne représentent que des intérêts de clientèles et de parentèles, et qui se drapent d'idéologies trompeuses ? », s’interroge le Mouvement Rachad.

« Nous sommes collectivement responsables de cette situation qui n'a que trop duré. Plus que salutaire, l'urgence d'imaginer un autre futur pour notre Algérie est devenue une question de survie, pour éviter le naufrage programmé de la nation », constate-t-il pour qui « de nombreux citoyens impliqués dans la vie publique du pays, des acteurs politiques ainsi que des organisations politiques et de la société civile ont décidé de se rassembler et de s'organiser pour présenter une alternative au régime en place ».

« Réunis par un même constat de la situation et un socle de valeurs communes, nous avons élaboré une plateforme politique dont les principes essentiels sont : un changement radical du système politique, par des moyens pacifiques, en vue de l'instauration d'un Etat de droit dont l'unité nationale et l'intégrité territoriale seront des fondements inaliénables. La plateforme porte également une vision et des propositions concrètes pour gérer la nécessaire période de transition », annonce-t-il.
Le Mouvement Rachad lance un « appel à la mobilisation de tous les citoyen(ne)s conscient(e)s des périls qui menacent notre nation, qui rejettent les pseudo-réformes et la mascarade électorale en cours et qui aspirent à un véritable changement pacifique, loin de toute interférence étrangère ».

« Nous appelons nos compatriotes à nous retrouver avant la supercherie électorale du 10 mai pour lancer publiquement cette initiative, afin de dépasser la crise et construire un Etat de droit à la hauteur des ambitions et des aspirations du peuple algérien », ajoute le communiqué.

Rachad « a été créé dans le but de contribuer à opérer un changement fondamental en Algérie, de rompre avec les pratiques politiques en cours depuis l'indépendance et de redonner espoir au Peuple algérien. Rachad entend œuvrer pour l'instauration d'un Etat de droit régi par les principes démocratiques et de bonne gouvernance», selon le site de ce mouvement.

Mercredi 18 Avril 2012 - 16:19

Lila Taleb





1.Posté par Farid Mnebhi le 18/04/2012 17:04 | Alerter
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Le grand drame algérien : de dragon virtuel à nain réelaux plans régional et international(1ère partie)L’objet de mon propos est de tenter de faire la démonstration analytique que l’Algérie est bien un dragon virtuel ou plutôt un nain réel sur les plans régional et international.Pour ce faire, mon analyse sera basée sur cinq thèmes : 1/ la situation politique interne catastrophique à la veille des législatives du 10 mai 2012,2/ le fiasco algérien dans la gestion de la crise malienne et son laxisme dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale dans la région sahélo-saharienne,3/ le loupé des autorités civilo-militaires algériennes lors obsèques de Ben Bella à l’égard du Maroc, qui prouve, si besoin est, leur nostalgies des idéologies socialo-nationaliste arabe et marxiste-léniniste-castriste poussiéreuses depuis belle lurette,4/ le profil bas des algériens observé lors de la visite du Président de transition libyen en Algérie,5/ et, enfin, la reconnaissance, par nombres de pays, et pas des moindres, car, pour certains, alliés traditionnels de l’Algérie, du rôle multidimensionnel positif que joue le Maroc sur les scènes africaine, islamique, arabe et méditerranéenne.Mon papier sera en conséquence subdivisé en cinq parties en raison des thématiques proposées.Mon papier de ce jour, mardi 17 avril 2012, traitera de :I/ La situation politique interne catastrophique à la veille des législatives du 10 mai 2012.S’agissant de mon premier point, force est de constater qu’en Algérie nous sommes en présence d’une classe politique dont la seule ambition est celle de s’enrichir et de défendre ses intérêts et ceux de ses proches.Seule la convoitise de la haute finance internationale et de la grosse industrie militaire a intéressé au plus haut point la mafia politico-militaire qui gouverne l’Algérie depuis son indépendance en 1962.Toutefois, le peuple algérien, qui souffre dans sa chair, prend conscience qu’il est, aujourd’hui, possible, de s’émanciper et de reconquérir son indépendance confisquée par des troupiers de l’armée française.Ce peuple algérien sait pertinemment que l’arrogance et l’ignorance du régime algérien a valu à leur pays de nombreuses remontrances de la part de la communauté internationalePar ailleurs, bien que les autorités sécuritaires algériennes aient pu éviter la contagion du printemps arabe, elles doivent savoir qu’elles ne pourront mettre un terme aux appels de boycott massifs du scrutin du 10 mai 2012.La raison en est toute simple. Les algériens sont malheureux. L’ignorance, la haine, le goût porté sur l’excès, la violence et l’insatiabilité, la barbarie et le passé plus que sombre et douloureux des dirigeants algériens qui ont bradé un héritage culturel et intellectuel de plus de 20 siècles, ont fourni au peuple algérien la raison plus que nécessaire de ne pas se rendre aux urnes. C’est pourquoi ; aujourd’hui, le boycott n’est pas virtuel. Le boycott dépasse la logique des clans qui se disputent la conquête du pouvoir depuis le premier novembre 1954. Ce boycott ne répond pas à la logique des pénuries programmées par ceux la mêmes qui appellent au vote massif, des violences terroristes aux identités multiples et des repentis démocrates remerciés par la junte. Ce boycott sera l’expression pure et sincère d’un sentiment populaire profond que rien ne saura stopper ou ébranler. Son seul et unique mot d’ordre se résume à la fin du régime en place.Il constituera, un acte citoyen vertueux car Il sera le produit du peuple. Les Algériens dans leur grande majorité, y compris la jeunesse, sont tout à fait acquis à l’idée que leurs parents ont arraché cette indépendance. Les algériens ont compris que tous les partis politiques sont des partis de l’administration et qu’il est dangereux de faire de la politique. En Algérie, seule la DRS décide qui sera président ; député, maire, ministre ou ambassadeur et ceux qui veulent faire de la politique se mettent en danger. Ils seront tués, ou torturés. Il y a eu 200 000 morts au cours de la décennie noire. Des milliers d’Algériens ont été torturés au chalumeau.Quoiqu’il en soit, il est devenu clair que le régime algérien est épuisé et que la société algérienne, dans sa globalité, est en attente d’un nouveau régime mais l’armée s’y oppose toujours.Aussi, bien que des émeutes, pour l’instant localisées, perdurent et il est fort à parier que les évènements d’octobre 1988 resurgiront en raison des demandes très fortes de la société algérienne. Nombre d’experts et de connaisseurs de l’Algérie estiment que le régime algérien s’écroulera sous la violence dans les six mois, tout au plus dans les deux prochaines années. Au final, on peut donc affirmer, avec une marge d’erreur infime, que la situation politique algérienne est catastrophique, que tous les ingrédients d’une insurrection sont présents et qu’un risque majeur pour la sécurité de tous ses voisins est d’actualité.

2.Posté par Ahmed D'Alger le 18/04/2012 22:25 | Alerter
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L'Algérie est un grand pays. Arrêtez Mr Farid vos critiques et laissez le garnd Maghreb se reconstruire. on en a vraiment besoin!

3.Posté par RACHIDORAN le 27/04/2012 21:09 | Alerter
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MESSIEURS LA SITUATION N est pas aussi catastrophique pour quoi cette surenchere

4.Posté par Yacine le 06/07/2012 12:08 | Alerter
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L'Algérie aurait pu être un grand pays. Mais à défaut de ne pas l'être, elle essaye de se prendre pour un grand pays. On ne peut devenir un grand pays, lorsqu'est toujours colonisé, même 50 ans après le départ des français.

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