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Lampedusa: le sénateur français Philippe Marini (UMP) "regrette" Kadhafi


Samedi 12 Octobre 2013 modifié le Samedi 12 Octobre 2013 - 17:24

Un nouveau dérapage sur Twitter ? Philippe Marini fait vivement réagir en écrivant : "L'afflux des réfugiés africains à Lampedusa et bientôt chez nous me fait regretter la disparition du régime Kadhafi en Libye !".




 Lampedusa: le sénateur français Philippe Marini (UMP) "regrette" Kadhafi
Le commentaire suscite l'indignation du Parti socialiste. L'une des porte-paroles, Laurence Rossignol s'offusque que le président UMP de la commission des finances du Sénat, "déjà soutien actif du dictateur syrien Bachar Al-Assad, manifeste une grande sympathie pour les dictateurs qui massacrent leurs peuples". Elle va plus loin et demande au parti du sénateur de prendre position. "Sa vison d'une Europe idéalement entourée de dictateurs chargés de l'isoler de la misère du sud devrait faire honte à l'UMP. Nous demandons solennellement à Jean-François Copé de s'en désolidariser et les condamner" poursuit Laurence Rossignol.

Vendredi après-midi un bateau transportant 230 immigrés a, de nouveau, chaviré au large de Malte et de cette île italienne, faisant des dizaines de victimes. Le 3 octobre, un naufrage du même type avait fait plus de 300 morts.

Ce nouveau drame survient huit jours après celui de l'île italienne de Lampedusa, dont le bilan s'élève à 339 morts, pour la plupart des Somaliens et des Erythréens.

Vendredi, le bateau en détresse a été repéré par un avion de l'armée maltaise à 60 milles nautiques (110 km) au sud des côtes siciliennes. Selon la presse italienne, il a chaviré lorsque les passagers paniqués se sont agités pour appeler à l'aide.

Quelque 235 clandestins, dont des enfants, qui tentaient de gagner l'Europe à bord de deux autres bateaux ont par ailleurs été secourus samedi à 70 milles nautiques (130 km) au sud de Lampedusa.

"Je ne sais pas combien il faudra encore de morts en mer avant qu'on se décide à faire quelque chose", a déclaré le chef du gouvernement maltais à la BBC, ajoutant qu'il se joindrait aux Italiens pour exiger des mesures lors du prochain Conseil européen. "Le fait est que si ça continue comme ça, nous allons faire de notre Méditerranée un cimetière. Jusqu'ici nous n'avons entendu que des mots, rien de plus."

Samedi 12 Octobre 2013 - 15:46

Avec agences




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