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La version du journaliste Bernard de La Villardière sur son agression mise à mal


Jeudi 6 Octobre 2016 modifié le Jeudi 6 Octobre 2016 - 03:45

La semaine dernière, M6 diffusait le premier numéro de Dossier Tabou consacré à la montée de l’islam radical en France. L’enquête de Bernard de La Villardière l’avait emmené à Sevran où il dit qu'il s’était fait agresser par une bande de jeunes pendant un tournage. Sauf que la version du journaliste a été mise à mal par des images amateurs.





mardi, BuzzFeed dévoile en effet des images différentes de cette agression tournées par les jeunes de Sevran, décrits par Bernard de la Villardière comme "un mélange de salafistes et de dealers de drogue". De la façon dont est monté le reportage, le téléspectateur a l’impression que tout ce que veulent ces jeunes, c’est empêcher les équipes d’M6 de filmer devant la mosquée. Sauf que la réalité est totalement différente : "On est allés les voir pour les saluer et pour avoir des précisions sur les motifs du reportage" explique un des jeunes à BuzzFeed, "Sauf qu’aucun des journalistes n’a répondu à nos bonjours. La Villardière nous a simplement ignorés et a dit à son équipe: ‘C’est bon on tourne’". Résultat, certains jeunes du quartier perturbent le tournage et exigent d’être salués. Le ton monte rapidement et Bernard de La Villardière s’énerve : "Je fais ce que je veux. Je suis dans mon pays et j’ai le droit de faire ce que je veux". Le point de non-retour est atteint, les choses s’enveniment et le journaliste et son équipe décident de quitter les lieux. Mais absolument pas pour les raisons que Bernard de La Villardière a sous-entendu dans son reportage…

Stéphane Gatignon, le maire de Sevran, en Seine-St-Denis, n'a pas apprécié non plus le ton "racoleur", selon lui, des émissions de Bernard de La Villardière.

"Très franchement au début je ne voulais pas participer à cette émission. Parce que c'est Bernard de La Villardière, c'est racoleur, on connaît..." a confié Stéphane Gatignon. "L'interview a duré une heure et demi. On a joué au chat et à la souris: il voulait entendre des trucs et moi je ne lui répondais pas ce qu'il voulait entendre. Je sais qu'il en restera 40 secondes ou une minute dans l'émission, c'est pour ça que je n'aime pas faire ces interviews et que je préfère parler en direct. Je regrette d'y avoir participé mais en même temps je me sentais contraint."

Jeudi 6 Octobre 2016 - 03:20





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