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La journaliste Léa Salamé : Eric Laurent et Catherine Graciet "ont perdu leur honneur, leur réputation"


Samedi 5 Septembre 2015 modifié le Lundi 7 Septembre 2015 - 17:42

Invitée à commenter la mise en examen d’Eric Laurent et Catherine Graciet pour chantage et tentative d’extorsion de fonds à l'encontre du Roi du Maroc, Léa Salamé, chroniqueuse dans la célèbre émission "On n’est pas couché" sur France 2, a estimé samedi soir que les deux journalistes "ont perdu leur honneur, leur réputation."




Au présentateur de l’émission Laurent Ruquier qui lui demandait son avis sur le comportement des deux confrères, Léa Salamé a répondu : " Il n' y a rien à dire… Ils ont perdu leur honneur, leur réputation."

Et d’ajouter que " les expressions des deux journalistes ne sont pas convaincantes."

La chaîne de télévision BFMTV a publié en exclusivité une "lettre contractuelle manuscrite" , rédigée par la journaliste Catherine Graciet le 27 août 2015 au bar de l’hôtel Raphaël à Paris et signée avec son confrère Eric Laurent.

Dans cette lettre accablante, ils s’engagent "à ne plus rien écrire sur le royaume du Maroc, à ne plus s’exprimer publiquement sur ce pays directement ou indirectement ou par personne interposée ni à faire quelques révélations que ce soit sur le sujet et à se taire définitivement et à ne partager avec qui que ce soit tout document ou information" en leur possession "(...)".

En contrepartie du silence des deux journalistes et de non publication d'un livre, le Maroc s'engage à verser "la somme de deux millions d'euros". "Nous confirmons avoir reçu à ce jour une avance de 80.000 euros", ajoute Catherine Graciet dans la lettre écrite de sa main.

A l'issue de ce rendez-vous du 27 août, les deux journalistes ont été arrêtés et placés en garde à vue avant d'être mis en examen par un juge d'instruction.

Le journal du dimanche a pour sa part révélé des enregistrements dans lesquels on entend le journaliste Eric Laurent réclamer trois millions d'euros au représentant du Maroc.

La maison d’édition Le Seuil a renoncé à la publication du livre en raison d'une rupture de contrat selon l'avocate de la maison d'édition, Bénédicte Amblard : "La confiance est rompue, les journalistes n'ont pas respecté les termes du contrat", a-t-elle dit.

Samedi 5 Septembre 2015 - 23:55

Par Hasna Daoudi




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