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La descente aux enfers d'un ex-espoir du cinéma français


Jeudi 18 Juillet 2013 modifié le Jeudi 18 Juillet 2013 - 08:49




La descente aux enfers d'un ex-espoir du cinéma français
"Le petit criminel" restera probablement comme le film de sa vie. Le rôle qu'incarne Gérald Thomassin dans ce long métrage de Jacques Doillon lui a valu le César du meilleur espoir masculin en 1991. Mais au cours de son chemin vers la gloire, l'acteur, aujourd'hui âgé de 38 ans, a rencontré la drogue et l'alcool. Vendredi, Gérald Thomassin a été interpellé. Il est soupçonné d'avoir sauvagement tué une employée communale, enceinte et mère de deux enfants, en 2008, dans l'Ain.

Le 19 décembre 2008, Catherine Burgod, 41 ans, agent communal dans l'agence postale de Montréal-la-Cluse, dans l'Ain), est retrouvée dans une mare de sang dans une pièce jouxtant le guichet. Cette mère de deux enfants, enceinte de cinq mois et demi, a été frappée de 28 coups de couteau, une arme qui n'a jamais été retrouvée. Son agresseur a pris la fuite emportant un butin, dont le montant n'a pas été divulgué. Très vite, les soupçons des gendarmes se portent sur quelques marginaux toxicomanes vivant dans un immeuble juste en face de l'agence postale.

Parmi eux, Gérald Thomassin, un comédien vivant de minima sociaux et de petits rôles dans des films d'auteurs. Pour Me Frémion, "il va falloir qu'il s'explique" car "le dossier dégouline de faisceaux graves et concordants et son comportement suscite de multiples questions". Et notamment le fait que le père de la victime l'ait surpris en pleurs sur la tombe de sa fille. Selon l'avocat, Thomassin s'était en outre accusé en juin 2013 "de l'avoir tuée", avant de revenir sur ses déclarations, affirmant s'être ainsi accusé car "il en avait marre de sa garde à vue".

L'enfant de la Dass... Il avait été découvert en 1990, à l'âge de 16 ans, par le réalisateur Jacques Doillon qui avait lancé un casting dans des foyers de la direction des affaires sanitaires et sociales (DASS) de la région parisienne pour "Le petit criminel", un titre aux accents prémonitoires. Ce film, dans lequel il incarne un petit délinquant à la dérive, lui vaudra en 1991 le César du meilleur espoir masculin, laissant présager une brillante carrière. Las, le comédien, qui "n'aime pas le travail", "mène sa carrière" avec "une relative désinvolture", confiera Jacques Doillon, dans un entretien au Monde en avril 2008.

Jeudi 18 Juillet 2013 - 08:35





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