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La communauté internationale condamne vigoureusement le nouvel essai nucléaire nord-coréen


Lundi 4 Septembre 2017 modifié le Lundi 4 Septembre 2017 - 20:09

Le nouvel essai nucléaire nord-coréen, réalisé dimanche et ayant provoqué un séisme dans le nord-est de la Corée du Sud, a suscité une condamnation vigoureuse et immédiate de la part de la communauté internationale.




Le leader nord-coréen, Kim Jong-un
Le leader nord-coréen, Kim Jong-un
Faisant suite à une série de tirs de missiles balistiques, cet essai nucléaire a engendré un tremblement de terre au niveau de la mer d'une magnitude de 6,3, selon l'institut sismologique chinois et son homologue américain, qui ont enregistré huit minutes plus tard une deuxième secousse, de magnitude 4,6.

Dans une réaction à ces provocations nord-coréennes, la Corée du Sud et le Japon ont convenu de réclamer à l'Organisation des Nations Unies un durcissement des sanctions contre Pyongyang, lundi lors d'un entretien téléphonique au lendemain de son sixième essai nucléaire.

Pour sa part, l'armée sud-coréenne a effectué, lundi, des exercices de tir de missiles initiées à l'aide de missiles air-sol et de missiles balistiques de longue portée, ciblant théoriquement la région du nord-est de la Corée du Nord, a déclaré l'état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué.

Ces manœuvres ont été effectués par la seule armée sud-coréenne, mais d'autres sont en préparation avec les forces américaines en Corée du Sud, a précisé l'état-major.

Face à cette nouvelle menace nucléaire, Pékin a également adopté dimanche un "plan d'urgence" pour contrôler le niveau des radiations le long de la frontière avec la Corée du Nord, a déclaré le ministère chinois de l'Environnement.

Le plan d'urgence, visant à effectuer "des mesures de contrôle d'urgence des radiations" dans les zones frontalières du nord-est, a été déclenché dès 03H46 GMT, soit peu après l'essai nucléaire, a indiqué le ministère dans un communiqué.

La Chine a, par ailleurs, officiellement exprimé son mécontentement suite à ces dernières provocations nord-coréennes, soulignant qu’elle "s’oppose au développement par la Corée du Nord de son programme nucléaire et balistique et qu’elle est engagé dans la dénucléarisation de la péninsule".

Le Secrétaire de l’ONU, Antonio Guterres, qui voit en le nouvel essai nucléaire nord-coréen une source de "profonde déstabilisation", a, de son côté, réitéré son appel aux autorités nord-coréennes à "mettre fin à ces actes" et à "respecter pleinement leurs obligations internationales en vertu des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité".

Ce test est "profondément déstabilisant" pour la sécurité régionale, a prévenu M. Guterres, qualifiant la Corée du Nord de "seul pays qui continue à enfreindre les mesures contre les explosions d'essais nucléaires".

Outre Pékin et l’ONU, Washington a également condamné dimanche le dernier essai nucléaire de la Corée du Nord, qui est, selon le président Donald Trump, une "nation voyou" avec laquelle une politique "d’apaisement ne fonctionnera pas".

Le Secrétaire américain à la défense, James Mattis a promis une "réponse militaire massive" à l’essai de Pyongyang, affirmant que cette réponse sera "efficace et écrasante".

"Nous avons clairement indiqué que nous avons la capacité de nous défendre et de défendre nos alliés, la Corée du Sud et le Japon, contre toute attaque", a-t-il assuré, ajoutant que "toute menace pour les États-Unis ou ses territoires, y compris Guam, ou pour nos alliés, aura droit à une réponse militaire massive, une réponse à la fois efficace et écrasante".

Le responsable US a par ailleurs appelé le leader nord-coréen, Kim Jong-un, à tenir compte de la "voix unifiée" du Conseil de sécurité, dont l’ensemble des membres ont "convenu de la menace que pose la Corée du Nord".

Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à "adopter une position ferme et efficace" après "la nouvelle provocation majeure" de la Corée du Nord qui a effectué dimanche un nouveau test nucléaire.

"C’est une provocation majeure, une grave menace à la sécurité régionale et internationale, et un défi flagrant au régime de non prolifération global", a affirmé Mme Mogherini dans une déclaration.

Il s’agit d’"une violation directe et inacceptable des obligations internationales de la Corée du Nord de ne pas produire ou tester des armes nucléaires, telles que définies par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies", a ajouté la chef de la diplomatie européenne qui appelle Pyongyang à "s'engager dans un dialogue crédible et significatif".

La France n’a pas tardé, elle aussi, à condamner "avec la plus grande vigueur" l’essai nucléaire de dimanche, appelant le Conseil de sécurité à réagir "rapidement" à cette nouvelle violation du droit international.

Dans un communiqué publié par l'Elysée, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a appelé également à une réaction "unie et claire" de l’UE à cet essai qui porte atteinte à "la paix et la sécurité internationales".

"La communauté internationale doit traiter cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté, afin d'amener la Corée du Nord à reprendre sans conditions la voie du dialogue et à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaires et balistiques", a-t-il affirmé dans le communiqué.

La Corée du Nord a affirmé, dimanche, avoir développé une nouvelle arme nucléaire dotée d'une "grande puissance destructrice" et que son dirigeant Kim Jong-un avait inspecté une bombe à hydrogène destinée à être chargée sur un missile intercontinental.

Atlasinfo avec MAP
Lundi 4 Septembre 2017 - 16:33





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