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La Tunisie en guerre contre un insecte tueur de palmiers


Jeudi 10 Mars 2016 modifié le Jeudi 10 Mars 2016 - 12:03

Actions de terrain, campagnes de sensibilisation, lancement d'un numéro vert: la Tunisie, un des principaux exportateurs de dattes au monde, est en guerre contre un insecte tueur de palmiers dont la propagation constituerait une catastrophe économique et environnementale.




La Tunisie en guerre contre un insecte tueur de palmiers
Originaire d'Asie, le charançon rouge a été observé pour la première fois il y a trois ans dans la banlieue nord de la capitale, après l'importation de palmiers d'ornement infestés, selon des experts. Le coléoptère ne mesure que quelques centimètres mais a déjà infecté des centaines de pieds sur les quelque 30.000 de l'agglomération.

Cet insecte tropical s'attaque au c?ur du palmier qui, après infestation, dépérit irrémédiablement. Lorsque les palmes virent au brun et s'aplatissent, il est souvent trop tard. Du centre-ville à la banlieue huppée de La Marsa, au nord-est de Tunis, il suffit de lever les yeux pour constater les ravages: une enfilade de stipes décapités, au gré de sa propagation.

Avec plus de 100.000 tonnes de dattes exportées chaque année pour 200 millions d'euros, la grande crainte est de voir l'insecte gagner le sud et ses 40.000 hectares de palmiers-dattiers.

"C'est un véritable fléau qui s'attaque à plus d'une vingtaine de variétés", relève Mohamed Habib Dhouibi, un expert choisi par les autorités pour piloter la riposte scientifique.

Celle-ci consiste, "en premier lieu, à traiter pendant 24 à 48 heures le palmier avant son élimination, afin d'éviter la dispersion du charançon", explique M. Dhouibi, en marge d'une action de terrain près de Tunis.

Une autre action fondamentale consiste en la mise en place d'un cordon sanitaire.

"On a acheté 10.000 pièges à phéromones pour les installer tout autour (du Grand Tunis). (...) Avec ça on peut arriver à éradiquer le charançon. Mais il faudra du temps - trois, quatre, cinq ans - et de la persévérance", prévient l'expert.
Jeudi 10 Mars 2016 - 12:01

Avec AFP




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